Des experts venus de Malaisie, du Kenya et de Singapour, ainsi que des Mauriciens, animent cette conférence destinée aux responsables des banques et des organisations financières locales.
Cette conférence, a déclaré le ministre mauricien des Finances, Rama Sithanen, lors de l'ouverture, va certainement aider aux efforts du gouvernement mauricien à tracer la voie à suivre dans ce domaine.
"Les choses bougent dans la bonne direction. Comme annoncé dans le dernier budget, nous avons déjà amendé la législation appropriée, la Banque de Maurice est en train de préparer les directives en conformité avec la Charia et a déjà fait une demande pour se joindre au "Islamic Financial Services Board", a- t-il dit.
Selon lui, certaines banques mauriciennes offrent déjà des produits islamiques dans d'autres pays et la demande pour de tels produits à Maurice, déjà grande, ne vient pas seulement des Mauriciens de foi islamique.
Il a ajouté voir de bonnes perspectives de la finance islamique à contribuer à la vision du gouvernement qui est d'améliorer l'accès de tous les segments de la population aux finances afin d'élargir les cercles d'opportunités, de consolider le secteur des services financiers et de le rendre acceptable socialement.
M. Sithanen a déclaré qu'améliorer l'accès aux finances est très important pour le développement de Maurice.
"Nous souhaitons plus de participation de la part des Petites et moyennes entreprises (PME) dans la croissance de notre économie afin qu'il puisse y avoir un meilleur partage de la richesse créée et même une création rapide d'emplois", a-t-il dit, avant d'estimer que l'accès aux finances est une des contraintes au développement des petites entreprises.
M. Sithanen a souligné que la Banque islamique peut être une solution forte à ce problème. Son système de partage des profits devrait rendre facile l'accès des Petites et moyennes entreprises aux finances.
De plus, a-t-il indiqué, ce système bancaire devrait augmenter la compétition dans le système au profit des emprunteurs et de ceux qui prêtent et contribuer aussi à une meilleure allocation des ressources financières.
Commentant la situation au niveau de ce secteur, le ministre des Finances a dit que la banque islamique est introduite dans l'île à un moment où le secteur financier croît à un taux de 7.2% et de nouvelles banques qui ouvrent leurs portes dans l'île.
M. Sithanen a dit reconnaître que cette démarche représente un grand défi pour l'île Maurice.
"La banque islamique devra satisfaire les attentes des clients. Chaque produit devra passer le test de la Charia. L'île aura besoin d'un groupe d'experts, de ressources humaines et de la technologie et de l'infrastructure appropriée pour pouvoir opérer ce système de manière efficace", a-t-il fait ressortir.
Source: afriquenligne