Existant depuis trente ans, principalement au Moyen-Orient, la finance islamique croît à un rythme évalué à 15 % par an. Un rapport sénatorial publié en octobre, "L'âge d'or des fonds souverains au Moyen-Orient", évalue les actifs gérés par les banques islamiques entre 265 et 500 milliards de dollars dans le monde.
En France, les produits et services islamiques peuvent être proposés par des banques déjà agréées et pourraient l'être par des banques anglaises démarchant en France ou d'autres établissements islamiques demandant un agrément.
"Des projets d'implantation ont été portés à la connaissance des autorités françaises. Aucun n'est encore arrivé à maturité, mais leur existence montre que le sujet est d'actualité", a expliqué le sous-gouverneur de la Banque de France, Jean-Paul Redouin, lors du Forum français de la finance islamique.
Il a rappelé les conditions qui s'imposent à tous les établissements agréés, tels que la qualité des dirigeants, la sécurité de la clientèle, le contrôle interne et notamment "les dispositifs de prévention du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme", prenant note "avec beaucoup d'intérêt" de l'action menée par les organismes islamiques spécialisés - l'Islamic Financial Services Board et l'Accounting and Auditing Organization of Islamic Financial Institutions - "en vue d'une plus grande harmonisation des normes comptables des établissements islamiques".
Source: lemonde