L’Aïd El Kébir a été célébré par les musulmans de Niger

10:08 - December 22, 2007
Code de l'info: 1613975
Niger (IQNA)- En communion avec la Ouma islamique, les musulmans du Niger ont ‎célébré L’Aïd El Kébir ou fête de Tabaski, communément appelée « fête du mouton ». ‎
Cette année encore, même si elle conserve son caractère rituel, la fête a rimé avec soucis ‎financiers pour la majorité des ménages. Les habits bien sûr et les petits et grands plats, ‎mais toujours et surtout le fameux mouton, incontournable jauge de la fête.‎
L’Aïd el Kébir célébré par les fidèles musulmans est un moment de dévotion à Dieu et à ‎son Prophète Muhammad (PSL), qui se caractérise par l’immolation d’un bélier en guise ‎de commémoration du sacrifice d’Abraham qui a reçu de Dieu un bélier pour préserver ‎son fils qu’il était prêt à offrir en sacrifice. Pendant des milliers d’années, cette tradition ‎se perpétue dans la Ouma islamique. Voilà l’aspect originel et rituel de la fête.‎
Aujourd’hui, cette acte qui constitue l’un des cinq piliers de l’islam et recommandé à tout ‎musulman ayant les moyens de l’accomplir est une gageure, un véritable défi social bien ‎plus souvent que religieux. ‎
La fête de Tabaski est devenue une opportunité d’affaires pour les marchands ‎professionnels de petits ruminants et tous les occasionnels. A l’opposé, elle est un ‎moment de calvaire pour de nombreux chefs de famille.‎
Bien des jours avant la fête, les marchés de bétails de la ville de Niamey notamment, sont ‎pris d’assaut par des milliers de clients, chacun voulant fournir le suprême et coûteux ‎effort pour satisfaire aux caprices des enfants et mamans. ‎
Mais aussi à la sévère pression du standing social. Comme d’habitude aussi, la dernière ‎ligne droite des préparatifs de l’Aïd el Kébir voit les prix du mouton grimper. Les ‎salaires, bien que régulièrement payés depuis quelques temps, suivent difficilement le ‎rythme ici particulièrement volant de l’offre et de la demande. ‎
Pour Hamissou Kabirou, marchand au marché de bétail de Harobanda, « la plupart des ‎fonctionnaires ont empoché leurs salaires depuis le début du mois de décembre. C’est ‎normal que depuis le week-end dernier, le taux de vente monte au niveau des points de ‎vente de mouton de Niamey, la capitale ».‎
L’Imam Cheikh Abdoul Aziz Ibrahim, marabout à Koubia, enseigne que « cette fête ‎rappelle aux musulmans le jour où Abraham a accepté, par sa foi en Dieu Allah, ‎d’immoler son fils Ismaël. Pour nous les musulmans, la Tabaski est une fête ‎recommandée par Dieu. ‎
Le Prophète (SAWA) nous a demandé de l’observer en mémoire de la famille. C’est ‎qu’Abraham, Dieu soit avec lui, a immolé son fils par sa foi en Dieu. Car ce ‎commandement d’immoler son fils, s’il était encore en vigueur aujourd’hui, je ne pense ‎pas qu’il y aurait trois personnes au monde à le réaliser… ». ‎
Le marabout invite les musulmans à ne pas se focaliser uniquement sur l’aspect festif, ‎mais de « multiplier les bonnes œuvres, comme la prière, la charité, les visites aux ‎parents et voisins, les bonnes paroles, brefs, tout ce qui rapproche du son créateur ». ‎
Il a lancé un appel aux musulmans pour qu’ils implorent Dieu pour la paix et surtout que ‎ce dernier bénisse le Niger. ‎
Source: L'Araignée
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