Une, deux, trois expos sur les arts de l'islam

13:38 - December 24, 2007
Code de l'info: 1614492
Paris (IQNA)- En attendant l'ouverture des salles des arts de l'islam ‎au musée du Louvre, en 2010, il est trois belles expositions à voir ‎de toute urgence avant le 7 janvier 2008.
‎Deux peuvent se visiter à la suite l'une de l'autre, au musée de ‎Louvre : l'une est l'avant-première de ce que sera la collection du ‎futur Aga Khan Museum, l'autre présente 200 pièces ‎exceptionnelles de l'art perse safavide (du XVIe au XVIIIe siècle). ‎De son côté, le musée des Arts décoratifs expose 300 objets qui ‎n'avaient pas été vus depuis 1983. ‎
Shâh Abû al-Ma'âlî, signé par Maître Dûst Masavvir, gouache sur ‎papier, Inde, vers 1556. ‎
De juillet 2007 à juillet 2008, l'Aga Khan célèbre son jubilé d'or : ‎en d'autres termes, il fête son imamat de 50 ans. L'Aga Khan est à ‎l'initiative d'un musée qui portera son nom et ouvrira ses portes en ‎‎2011 à Toronto (Canada), un musée qui se veut « un centre ‎d'éducation et de recherche dédié à la présentation des arts et de la ‎culture de l'Islam dans toute leur diversité historique, culturelle et ‎géographique ». ‎
‎« De l'Europe à la Chine », première partie de l'expo, montre ‎l'influence réciproque de l'Orient et de l'Occident : tel ce traité de ‎pharmacologie, rédigé par Dioscoride au 1er siècle et traduit en ‎arabe au IXe siècle. Ou bien encore ce manteau d'apparat du XIVe ‎siècle qui évoque l'influence du monde chinois sur le monde ‎islamique mais aussi l'influence de ce dernier sur les débuts de la ‎manufacture de tissus de luxe en Europe. ‎
Lors des deux parties suivantes de l'expo « De la figuration à la ‎narration » et « Eléments architecturaux », le visiteur s'attachera en ‎particulier aux six superbes miniatures du Shâh-Nâme, ou « Livre ‎des rois », qui retrace la vaste épopée nationale iranienne en vers, ‎composée par le poète Ferdowsi vers l'an mille, c'est-à-dire ‎l'histoire légendaire et historique de l'Iran depuis les origines ‎jusqu'à l'avènement de l'islam. ‎
Mais c'est dans la dernière partie « Du saint Coran à l'esthétique de ‎l'écriture » que le croyant s'extasiera. Provenant de l'Inde et daté de ‎‎1283H/1866-1867, un saint Coran a été copié dans sa totalité sur ‎deux pages (de 48,6 cm de haut sur 69 cm de large…), en une ‎écriture minuscule nommée ghabârî, du mot arabe ghabâr, qui ‎signifie « poussière ». L'espace des deux pages est organisé en ‎trente sections, qui correspondent ainsi au juz', division du saint ‎Coran. Une œuvre qui vaut pour sa singularité, car ce saint Coran ‎miniature serait le seul exemple connu sur papier. ‎
Source: Saphirnews
captcha