Dans son discours d’ouverture, M. Pierre Rozek, Président de la CCFA a rappelé que « la chambre de Commerce franco-arabe avait déjà témoigné, par le passé, par le biais de son Centre de Conciliation, d’Arbitrage et d’Expertise, de son intérêt pour les techniques de financement islamiques en traitant de l’arbitrage international dans les transactions islamiques ».
Pour sa part, le Dr Saleh Al Tayar, Secrétaire Général de la CCFA a déploré le retard pris par la France pour instaurer, à l’instar de ses voisins européens, un service bancaire offrant la possibilité de réaliser des opérations financières commerciales ou privées en conformité avec la « Charia ».
Il a indiqué que la France qui est un partenaire stratégique pour la grande majorité des pays arabes, offre toutes les compétences et les qualités pour devenir la place européenne incontournable pour les finances islamiques.
Le Moyen-Orient c’est un marché de plus de 300 milliards de dollars. La société générale entend bien être présente.
Les revenus tirés du pétrole représentent une manne financière que les grandes banques souhaiteraient se partager.
Les produits financiers islamiques en Asie sont estimés à 60 milliards et à 5 milliards de dollar en Europe.
Les banques occidentales s’y intéressent de près. SGAM, une filiale de la société générale a décidé de se lancer dans les produits islamiques.
La Société Générale souhaite proposer des investissements qui respectent les lois coraniques. En 2003 et 2004, les banques françaises BNP Paribas et la banque Calyon ont ouvert des services spécialisés à Bahreïn.
En 2004, le Royaume-Uni a été le premier pays européen à autoriser l’ouverture de banques islamiques et à prendre des mesures fiscales incitatives.
Les produits proposés par ces banques respectent les principes de la charia dont la première règle interdit l’usure. Ces services financiers sont encore faiblement proposés dans les pays européens.
Source : Chambre de commerce Franco-Arabe