L'OCI, qui lutte pour la sauvegarde de la dignité des peuples musulmans, a adressé ses interrogations à l'ambassadeur suisse en Arabie saoudite.
Le Conseil suisse des religions en profite pour réaffirmer sa position: dans notre Etat de droit, les libertés protégées par la Constitution ne sauraient être invalidées par une initiative populaire.
Toutefois, précise le Conseil, l'usage de ces droits populaires est un bien tout aussi élevé et digne de protection et il convient d'expliquer soigneusement aux pays étrangers les règles démocratiques de la Suisse.
Il faut s'attendre à un important débat politique. L'Alliance évangélique suisse et l'association des Eglises et communautés évangéliques suisses ont proposé d'agir comme médiateurs dans cette affaire, avec l'aval de la plupart des initiants et de huit associations musulmanes.
Mais l'Union démocratique fédérale a critiqué cette proposition, ne croyant pas au succès d'une telle médiation. Le Conseil suisse des religions, quant à lui, veut discuter des mesures possibles pour lutter contre le durcissement des positions.
Le Conseil a en outre pris connaissance avec reconnaissance de la lettre ouverte «Une parole commune entre vous et nous» adressée par 138 dirigeants musulmans aux Eglises chrétiennes du monde entier.
Le double commandement d'amour que rappellent les dirigeants musulmans dans la lettre revêt une grande valeur dans le saint Coran, dans la Torah et dans la Bible, rappelle le Conseil suisse des religions.
Source: ProtestInfo