Différents mécanismes sont mis en place pour se substituer progressivement à la charité et insuffler une dynamique de coopération économique entre les pays membres de l’organisation, ont indiqué MM Gadio et Ihsanoglu, qui faisaient face à la presse à l’issue de la session ministérielle consacrée à l’agenda du sommet de l’OCI prévu jeudi et vendredi dans la capitale sénégalaise.
«Une résolution historique est prise par rapport à la dette », a affirmé le ministre des affaires étrangères Gadio qui ne précise pas cependant le contenu de cette résolution à soumettre au sommet des souverains, des chefs d’Etat et de gouvernement.
Il a néanmoins laissé entendre que le débat au sein du huis clos des ministres a porté sur l’annulation ou la réduction de la dette sur lesquelles la résolution prise s’est appesantie de « manière consensuelle ».
« Les pays de la Ummah doivent descendre sur le terrain pour apprécier les situations réelles et explorer les pistes d’éradication de la dette », a ajouté le ministre d’Etat qui se réjouit de la prise de conscience grandissante du caractère inhibant de la dette dans les pays membres de l’OCI.
En revanche, le Fonds islamique de solidarité, décidé à la Mecque en 2005, doit incessamment entrer dans sa phase opérationnelle pour « faire face aux urgences », notamment en Afrique, selon Pr Ihsanoglu qui précise que la mobilisation est enclenchée auprès des pays membres pour boucler les 10 milliards de dollars de dotation dédiés au Fonds.
A cet instrument de financement s’ajoute le Programme d’action décennal adopté également en Arabie Saoudite et dont la finalité est de corriger les écarts de performances et réduire le fossé entre pays de la Ummah où coexistent des richesses extrêmes et une pauvreté extrême », selon le mot d’un expert.
MM Gadio et Ihsanoglu ont évoqué les atouts de la communauté islamique pour souligner son poids si les Etats parvenaient à conjuguer leurs efforts et leurs moyens.
Source: APA