La manifestation, où la politique risque de prendre le pas sur la littérature, sera placée sous haute sécurité, en raison des appels au boycott qui se sont multipliés ces dernières semaines, et en pleine recrudescence de la tension au Proche-Orient.
"Je suis contre les autodafés, je suis contre le boycott des livres (...) Les livres sont faits pour éveiller la réflexion, pour essayer de faire se rejoindre les idées", a estimé le chef de l'Etat hébreu à l'issue d'un entretien d'une heure avec le président français Nicolas Sarkozy.
Une quarantaine d'écrivains israéliens, dont certains sont aussi de grandes figures de la gauche, comme David Grossman, Amos Oz ou Avraham B. Yehoshua, sont attendus au Salon du Livre, qui célèbre les 60 ans de l'Etat d'Israël.
Cette invitation a provoqué la fureur de plusieurs pays arabes et musulmans, qui ont vivement critiqué le choix de l'Etat hébreu comme invité d'honneur.
Le Liban, l'un des fers de lance de la francophonie dans le monde arabe, l'Arabie saoudite, l'Iran, mais aussi l'Union des écrivains palestiniens, des éditeurs algériens, marocains ou égyptiens ont appelé à boycotter le Salon, pour protester contre la politique d'Israël envers les Palestiniens.
"Ceux qui appellent au boycottage ne s'opposent pas à la politique d'Israël mais en fait à son existence", a répondu l'écrivain Amos Oz, tandis que l'organisateur du salon, le Syndicat National de l'Edition (SNE), a souligné que c'était ""la littérature israélienne"" qui était invitée et non l'Etat d'Israël en tant que tel.
Shimon Peres, qui effectue la première visite d'Etat d'un président étranger en France depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, inaugurera le Salon jeudi, au côté de la ministre de la Culture,
Source:sezamemag