Ils ont pour noms défi existentiel du musulman, liberté de culte, correction de l’image écornée de l’Islam en Occident
Selon le Président de la République Me Abdoulaye Wade, le premier des défis de l’OCI est le défi existentiel de tous les musulmans en tant qu’êtres humains menacés par la détérioration de l’environnement due aux changements climatiques largement provoqués par l’action de l’homme.
Cette détérioration est visible à travers des manifestations de phénomènes violents et répétitifs, jamais ou très rarement connus dans le passé : tsunamis dévastateurs, tremblements de terre dans des zones jusqu’ici épargnées, fissures plus ou moins béantes de l’écorce terrestre, vents violents et tempêtes qui détruisent tout sur leurs passages et érodent les côtes, sécheresse en extension dans les zones de désert, fontes de neige dans les calottes terrestres des pôles dont on refuse d’imaginer les conséquences, nouvelles maladies et mutations de microbes et de virus.
Autant d’effets dévastateurs et suffisants pour que Me Wade invite les êtres vivants à se demander ce qu’ils ont fait à Allah qui semble leur retirer de plus en plus Sa protection et Son soutien.
« Commençons par supplier Allah de nous accorder Son pardon pour avoir détruit cette belle terre qu’Il nous a confiée en la mettant, au début de la création, entre les mains de notre ancêtre Adam » a-t-il prêché.
Vient ensuite, selon Me Wade, le défi existentiel des musulmans en tant que membres de la race humaine au sein de laquelle ils voudraient, tout au plus, être tolérés au lieu de les reconnaître comme une communauté unie par l’Islam, porteuse de valeurs de civilisation qui ne peuvent que contribuer au progrès de l’humanité.
« Le défi pour nous aujourd’hui, c’est de montrer par la parole et l’acte, le vrai visage de notre religion. Le défi pour nous, c’est de dialoguer avec les hommes et femmes de bonne volonté appartenant à d’autres religions mais qui partagent avec nous le souci de vivre ensemble et en paix, dans le respect de nos différences et de nos convictions » a-t-il martelé.
De même, les musulmans sont aujourd’hui interpellés sur la liberté d’exercer leur culte dans la paix dans un monde où l’islamophobie nourrie et entretenue par des esprits maléfiques, des falsificateurs de l’histoire de tout bord gagne du terrain.
« A l’ère de la mondialisation où les comportements sont largement influencés par la diffusion à l’échelle planétaire de l’image, du verbe et des idées, il nous faut dans la lutte contre l’islamophobie et pour la promotion du vrai visage de l’Islam , mettre en œuvre, de manière concrète, une véritable stratégie de communication et d’information » suggère Me Wade.
Toutefois, à l’en croire, à côté de ces provocateurs somme toute marginaux, force est de reconnaître que les esprits en général, en Occident, évoluent favorablement vers la tolérance de l’Islam.
« Ne tombons pas dans la provocation de quelques marginaux en mal de publicité qui voudraient bien se faire connaître en choisissant l’injure contre 1,2 milliard d’êtres humains. Les musulmans ne donneront pas l’occasion à ceux qui veulent assimiler l’Islam au terrorisme en suscitant la haine entre les peuples et en provoquant des réactions de confrontation » a-t-il ajouté.
Selon lui, le message sublime de l’Islam scellé depuis plus de 14 siècles dans le Saint Coran, restera immuable jusqu’à la fin des temps. C’est pourquoi il invite les musulmans à faire comprendre les merveilleuses réalisations de l’Islam pour la paix sociale comme le Constitution de Médine qui, en 622, définissait dans un remarquable corpus juridique, les droits et devoirs des musulmans et autres communautés religieuses vivant dans la cité des lumières.
En vérité, l’Islam est paix et les musulmans doivent assumer sans complexe leur religion.
Source: sudonline