Comme pour ne pas gêner, la "Mosquée centrale" a élu domicile à une distance respectable du coeur historique, dans cet "autre Oxford" largement prolétaire et immigré qui forme l'est de la ville. Le quartier est traversé par Cowley Road, une rue où des Pakistanais à la tunique traditionnelle côtoie l'intelligentsia oxfordienne venue s'encanailler dans les bars multiethniques.
Mais dans cette ville de taille modeste (140.000 habitants), rien n'est bien loin. La mosquée n'est ainsi qu'à une quinzaine de minutes à pied des prestigieux "collèges", où des étudiants en uniforme sombre entonnent encore des chants religieux à la lueur de bougies.
La toute récente construction du lieu de culte avait déjà fait grincer des dents, d'autant plus que l'édifice, qui abrite jusqu'à 700 fidèles (pour six milliers de musulmans environ), est de taille impressionnante.
Son vertigineux minaret est ressenti par une partie de la population comme un défi aux "flèches rêveuses", surnom donné aux nombreux clochets des églises et universités qui modèlent l'horizon d'Oxford.
Source: angolapress