10:20 - April 07, 2008
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La finance islamique de "Strategica et Deutsch Bank" s’y mettent

Algérie(IQNA)- La finance islamique a de plus en plus d’intérêt de la part des institutions financières.

La finance islamique se développe étonnamment vite depuis ses débuts, il y a une trentaine d’années, le nombre d’institutions financières islamiques dans le monde est passé d’une seule en 1975 à plus de 300 aujourd’hui dans plus de 75 pays.
Elles sont concentrées dans le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est (Bahreïn et la Malaisie étant les principaux centres), mais apparaissent aussi en Europe et aux États-Unis.
On estime que le total de leurs avoirs dans le monde dépasse 250 milliards de dollars et qu’il augmente de 15 % par an (mais les données internationales restent fragmentaires).
L’industrie de la finance islamique est encore très fragmentée. Les initiatives sont diverses mais sont éparses. Il existe assez peu d’entités capables de coordonner, d’harmoniser les différentes initiatives pour obtenir une certaine homogénéité. L’attrait de la finance islamique s’explique surtout par les excès de la finance globale. La finance islamique est un système de finance éthique cautionné par la religion (et fondé sur le principe que les activités économiques demeurent bénéfiques tant qu’elles sont exercées dans un cadre moral strict), la décision est d’autant plus aisée que le nombre de produits islamiques et d’institutions qui les offrent ne cesse de croître. La finance islamique a réussi, au gré d’une savante ingénierie financière, à trouver des substituts conformes à l’islam à tous les instruments de placement, des plus sûrs aux plus spéculatifs.
C’est dans ce contexte que Stratégica finance, partenaire de Deutsche Bank, organisera jeudi prochain à l’Institut algérien des hautes études financières (IAHEF) un séminaire portant sur les obligations islamiques communément appelées sukuk. Les sukuk sont des titres d’investissement adossés à des actifs réels (biens et services). Ils représentent une quote-part indivise de propriété sur les actifs générateurs de flux financiers.
Les sukuk font partie des produits financiers dont la structure et l’utilisation sont conformes aux principes de la Charia, notamment l’interdiction de l’intérêt (Riba) et l’interdiction de spéculation (gharrar).
L’intérêt pour les sukuk n’a cessé de se renforcer depuis dix ans, en particulier dans les pays du Golfe arabe et d’Asie du Sud est, en raison de l’augmentation des prix du pétrole et de l’accumulation de capitaux détenus dans les pays pétroliers.
Les principaux pays d’émission sont la Malaisie, Bahreïn, Qatar, les Emirats arabes unis, l’Arabie Saoudite et le Pakistan.
Source: lemaghrebdz
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