Le Directeur général de l’ISESCO donne une conférence à l’Académie de la langue arabe au Caire

10:40 - April 29, 2008
Code de l'info: 1647332
Le Caire(IQNA)- Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture –ISESCO-, a donné, hier matin, devant la 74ème session de la conférence de l’Académie de la langue arabe, qui poursuit ses travaux au Caire, une conférence intitulée : «la langue arabe et les défis de la mondialisation : une vision prospective».
Dans sa conférence, Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, qui est membre correspondant de l’Académie de la langue arabe au Caire, a indiqué que «notre avenir scientifique et civilisationnel dépend de l’arabisation de la science et de l’enseignement. En effet, il est inconcevable de prétendre à accompagner le développement de la science, toutes branches confondues, alors que notre langue se situe bien loin du dynamisme et de la créativité qui caractérisent ce domaine». Et d’ajouter : «il est temps pour que la langue arabe fasse partie intégrante de notre vie quotidienne, que ce soit à l’école, à la maison ou à l’entreprise, et que la culture scientifique soit une partie de la culture de l’artisan, de l’étudiant, de l’enseignant, du journaliste, de l’homme de lettres et du technicien».
Le Directeur général de l'ISESCO a, par ailleurs, affirmé que l’avenir de la langue arabe est tributaire de son utilisation croissante et rationnelle sur le web. «Grâce au développement fulgurant qu’elles ont connu, les TIC, transcendant les frontières, les continents et les civilisations, ont grandement facilité le partage et le transfert des informations. S’il est vrai que l’anglais est la langue par excellence des TIC, il n’en demeure pas moins que les pays européens déploient d’immenses efforts pour hisser les principales langues européennes, notamment l’allemand, le français et l’espagnol, au rang de la langue anglaise dans ce domaine. Dans peu de temps, la langue arabe se fera, à son tour, une place de choix dans la toile mondiale», a-t-il affirmé.
Or, pour atteindre cet objectif, a-t-il précisé, il faudra déployer des efforts considérables tant au niveau de la langue arabe elle-même qu’au niveau des TIC, pour arriver à un jour où l’on verra les universités, les ministères et les académies dans les pays arabes communiquer en langue arabe. C’est l’un des défis qu’il faudra relever dans le proche avenir pour faire de la langue arabe le vecteur des TIC, à l’instar des autres langues mondiales.
Et lui d’affirmer que cet objectif exige que l’arabe devienne une langue productrice du savoir et de la connaissance afin d’accéder au statut qui lui revient parmi les langues universelles et recouvrir ainsi sa gloire d’antan, durant l’âge d’or de la civilisation islamique, lorsqu’elle était la langue de la science au sens exact du terme, tant et si bien qu’elle était le passage obligé des non arabophones pour acquérir le savoir et la science.
Et le conférencier de conclure que le développement de la langue arabe, aujourd’hui et en tous temps, est tributaire du développement des sciences et de la technologie car, a-t-il expliqué, le développement de toute langue est indissociable du développement, du progrès et de la prospérité de la communauté qui la pratique.
Source: isesco.org
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