«J'ai suivi avec une profonde inquiétude, ces derniers jours, la situation au Liban où à l'impasse de l'initiative politique a succédé d'abord la violence verbale puis les affrontements armés, avec de nombreux morts et blessés», a déclaré le pape après la prière du Regina Caeli, de la fenêtre de son bureau, en présence de quelque 40.000 personnes réunies place Saint-Pierre.
Benoît XVI estime qu'il est aujourd'hui de son «devoir», «d'exhorter les Libanais à abandonner toute logique d'opposition agressive qui conduirait leur cher pays à l'irréparable».
«Le dialogue, la compréhension mutuelle et la recherche du compromis raisonnable sont la seule voie pouvant redonner au Liban ses institutions et à la population la sécurité nécessaire pour une vie quotidienne digne et remplie d'espérance dans l'avenir», a-t-il affirmé.
Le pape a rappelé que le Liban avait pour vocation d'être «pour le Moyen-Orient et le monde entier, signe de la possibilité réelle de coexistence pacifique et constructive entre les hommes».
«Les différentes communautés qui le composent sont à la fois une richesse, une originalité et une difficulté. Mais pour tous les habitants de cette terre, faire vivre le Liban est une tâche commune», a rappelé le pape en citant l'exhortation apostolique «Une espérance pour le Liban».
«Avec Marie, Vierge en prière à la Pentecôte, demandons au Tout-puissant une abondante effusion de l'Esprit Saint, l'Esprit de l'unité et de la concorde, qui inspire à tous des pensées de paix et de réconciliation», a conclu le pape.
Source: ZENIT.org