Sénégal(IQNA): La libération du Sénégal de l'autorité coloniale française, serait passée par les intellectuels en langue arabe, communément appelés les «arabisants». C'est ce qui est ressorti d'une conférence organisée samedi à Ziguinchor, principale ville de la Casamance, par l'Union des Enseignants en Langue Arabe sud du Sénégal.
Selon Boubacar Diassy, Journaliste bénévole de l'Agence Internationale de la Presse Coranique (IQNA) au Sénégal, cette conférence a eu lieu dans le cadre des activités ordinaires de l'Union des Enseignants en Langue Arabe (UELA) de Ziguinchor. Le thème de ladite conférence portait sur «le rôle de l'arabisant dans le développement». Selon Yankouba Dramé, président de l'UELA, le choix d'un tel thème trouve sa réponse dans la volonté des enseignants en langue arabe de «jour leur partition dans le développement au Sénégal».
«C'est aussi une manière pour nous de montrer à nos concitoyens que les arabisants ont toujours jouer un rôle déterminant dans la marche de notre pays» a indiqué M. Dramé. Car, ajoute-t-il, «celui qui feuillette un peu l'histoire du Sénégal, se rendra compte que les premiers arabisants ont joué un rôle déterminant dans la libération du Sénégal de l'autorité coloniale». Notons que les savants El Hadji Malick Sy, Cheikh Omar Foutiyou Tall et Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké furent, entre autres, les héros de la résistance pacifique à l'autorité coloniale française. Ils utilisèrent la science islamique et les miracles du saint Coran pour s'opposer à la politique expansionniste française sur le territoire qui deviendra le Sénégal indépendant. Ce qui fait dire au président de l'UELA que «les interlocuteurs des colons étaient des arabisants». Actuellement, ces savants ont laissé derrière eux plusieurs millions de disciples qui propagent et pérennisent leurs multiples actions en faveur des musulmans du monde entier.
Si bien que selon Yankouba Dramé, «cela ne doit pas s'arrêter là.» Et que eux, les enseignants en langue arabe du Sénégal, qui ne sont pas moins des enseignants de la science islamique dans les établissements scolaires, se doivent porter ce flambeau. «Nous qui avons pris la relève, nous devons continuer ce travail». C'est en définitive, «la raison pour laquelle nous avons voulu nous impliquer dans le développement» a conclu le président de l'UELA.