Côte d'Ivoire: L'école islamique veut s'insérer dans le système éducatif formel

13:52 - May 17, 2008
Code de l'info: 1652328
Côte d'Ivoire(IQNA)- Plus de 90 000 élèves sont formés dans les écoles islamiques et Responsables du ministère et associations religieuses oeuvrent pour leur prise en compte.
Présente sur le sol ivoirien depuis les années 1800 sous la forme d'écoles coraniques, selon ses adeptes, l'école confessionnelle islamique n'est pas encore admise dans le système éducatif national.
Ainsi, ce sont «plus de 99.000 enfants recensés qui sont laissés pour compte», au dire du président de l'Organisation des établissements d'enseignement confessionnel islamique, El Hadj Konaté Aboubakar.
C'est pour favoriser son insertion dans le système éducatif qu'un atelier s'est ouvert, hier, au BIT, sur le thème «liens fonctionnels entre les écoles islamiques et l'école officielle en Côte d'Ivoire».
A l'initiative du ministère de l'Education nationale, en collaboration avec l'UNICEF, cet atelier vise, selon la directrice de l'Extra scolaire du ministère de l'Education nationale, Louisa Bia, à «identifier le mode de gestion administratif et pédagogique des écoles coraniques, en nous enrichissant de l'expérience des écoles islamiques d'une part et d'autre part de celle des écoles chrétiennes catholiques et méthodistes qui bénéficient, depuis longtemps déjà, de statut d'écoles confessionnelles», affirme-t-elle.
En effet, 1600 écoles coraniques dites Medersa existent avec un effectif de 1.400.000 élèves. En ce qui concerne les établissements confessionnels (agréés ou non), ils sont au nombre de 335 avec un effectif de 99.152 élèves et 2082 enseignants.
Quelques écoles existent, tel le lycée confessionnel islamique Cissé Kamourou de Gagnoa, fort de plus de 450 élèves. Toutefois, ces cas s'avèrent minimes au regard des besoins. En effet, confie Mme Bia Bi Tia, «Nombre d'enfants restent encore en dehors du système formel, pour des raisons d'ordre économique, du fait de la représentation que certaines communautés ont de l'école formelle, où elles ne retrouvent pas toujours les valeurs de référence qui régulent l'éducation d'un enfant».
Si quelques-uns des formés ont la chance d'exercer en tant que imams ou prédicateurs, ce n'est pas le cas de la majorité qui «se retrouve dans les gares routières», selon le président du Conseil supérieur des Imams de Côte d'Ivoire, Cheick Boikary Fofana. La représentante de l'UNICEF, Mme Patricia Bheeka, et le directeur de cabinet adjoint du ministre de l'Education nationale, Koné Raoul, se sont réjouis de la tenue de cet atelier. Le second a souhaité que les réflexions soient proposées dès la prochaine rentrée scolaire.
Source: Abidjan
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