Cette décision a été prise par le conseiller fédéral Pascal Couchepin. "M. Couchepin nous a envoyé une lettre", a indiqué l'avocat Jean-Bernard Waeber, confirmant une information de la "Tribune de Genève".
Jusqu'à présent, la Fondation culturelle islamique ne rendait des comptes qu'à la Ligue islamique mondiale, sans faire l'objet d'une surveillance des autorités helvétiques. Le canton de Genève s'était déclaré incompétent, a rappelé M. Waeber.
Il avait estimé que la Fondation culturelle islamique déployait ses activités au-delà de la Versoix et avait donc un caractère national. Il avait jugé qu'il n'était pas de son ressort d'exercer un contrôle sur cette entité.
La Confédération a finalement pris le dossier en main et a accepté d'endosser le rôle d'autorité de surveillance. "Elle aura mis beaucoup de temps à se décider", a relevé M. Waeber. Depuis des mois, l'avocat et son confrère Razi Abderrahim demandaient l'intervention de Berne.
La Fondation culturelle islamique a été au coeur de l'actualité récemment, lorsque quatre de ses employés ont été brutalement congédiés. L'arrivée d'un nouveau directeur a également provoqué des remous. M. Waeber est l'un des avocats qui défend les personnes mises à la porte et qui contestent leur licenciement.
Source: Romandie