La décision sera prise au cours d'une réunion des instances de l'UOIF prévue pour ce week-end, a-t-il ajouté.
Déjà la Fédération de la Grande mosquée de Paris a annoncé qu'elle ne participait pas aux élections. Si l'UOIF en fait autant, c'est le scrutin lui-même qui serait menacé car les résultats ne seraient pas représentatifs.
Le corps électoral est composé de délégués dont le nombre est fonction de la surface des lieux de culte: une salle de prière de 100 m2 donne droit à un délégué, une mosquée de 301 à 400 m2 "vaut" 5 délégués, de 601 à 700 m2 8 délégués, etc.
Ce critère de surface détermine aussi le poids électoral des différentes associations de musulmans qui gèrent les lieux de culte. Ainsi, selon le ministère de l'Intérieur, il y a en France un million de musulmans marocains (soit 20% de la communauté), mais leurs associations gèrent plus de 40% des lieux de culte.
La Mosquée de Paris conteste ce mode de scrutin, c'est pourquoi elle boycotte les élections. A l'UOIF, il y a un clivage entre ceux qui veulent participer aux élections pour faire valoir la représentativité du mouvement et ceux qui contestent le mode de fonctionnement et l'utilité même du CFCM. Les deux parties doivent trouver une position commune au cours du week-end.
Le CFCM, créé en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur et ministre des Cultes, est l'instance représentative des musulmans de France, qui sont actuellement quelque cinq millions.
Il est présidé depuis sa création par Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris (GMP), qui représente historiquement les Algériens musulmans. Le CFCM et les 25 conseils régionaux du Culte musulman (CRCM) sont chargés de régler les questions concernant la construction des mosquées, les carrés musulmans dans les cimetières, l'organisation des fêtes religieuses, la formation des imams, etc.
Source: AFP