Le chef de l’Etat ougandais a fait cette déclaration à l’ouverture de la 35 ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), à Kampala.
Selon Museveni, «beaucoup de gens font encore la confusion» s’agissant de qu’est vraiment le terrorisme, ce qui expliquerait , les difficultés à combattre le phénomène.
On ne peut pas parler de «terrorisme», a-t-il estimé, lorsqu’une attaque vise un convoi militaire, puisque dans ce cas, le moyen utilisé, quel qu’il soit, reste une arme militaire…
«L’Amérique ne peut pas attaquer(les autres) et condamner des attaques contre elle. Nous tous, les Etats-Unis y compris, pouvons parvenir(à l’éradication du terrorisme, ndlr), a déclaré Museveni, lui-même ancien officier guérillero devenu Président de la République.»
Il a évoqué le passé pas très lointain, où la haine fondée sur les différences de religions donnait lieu à des confrontations violentes en Ouganda, ce qui a aujourd’hui disparu «à la faveur de l’avènement des mouvements politiques» et aussi son accession au pouvoir.
«En Ouganda, chrétiens et musulmans prient dans leurs maisons, dans les églises ou dans les mosquées comme ils l’entendent, sans plus. Et lorsqu’il s’agit des problèmes du pays, le sentiment religieux s’efface», s’est-il réjoui.
Yoweri Museven a également invité les pays riches membres de l’Organisation de la Conférence Islamique, à investir massivement dans les pays membres de l’OCI, ce qui permettra de renforcer la coopération dans la Communauté, de promouvoir la prospérité économique et de réduire la pauvreté.
«N’étant pas partisan de l’hypocrisie, je préfère la diplomatie directe. Je vais donc dire clairement que, si nous voulons réellement vaincre nos ennemies communs, y compris la pauvreté, le moment est venu pour nous de nous y consacrer, en exploitant les énormes potentialités, qui existent dans les pays de la Umah islamique», a-t-il ajouté.
Des centaines de délégations représentant les 57 pays membres, participent aux travaux de Kampala, aux côtés du Secrétaire général de l’organisation, le professeur Ekmeleddine Ishanoglu, ainsi que des missions d’observateurs d’une dizaine pays non membres, dont celle des Etats-Unis.
Source: APA