Présidant l'ouverture des travaux du séminaire national d'évaluation des activités du secteur durant le premier semestre 2008, M. Ghlamallah a précisé que "les efforts des imams commencent à porter leurs fruits", soulignant "l'attachement des imams à véhiculer le message de la mosquée et à renforcer ses liens avec la société".
"L'imam fait siens les problèmes émergeants de la société" et ne ménage aucun effort pour "orienter les gens", tout en précisant que l'amour et le dévouement pour la patrie et l'islam sont des valeurs qui se cristallisent davantage dans les prêches et sermons.
"Grâce à la prise de conscience par les imams, la mosquée s'est adjugée une enseigne importante au sein de la société, son message de défense de la patrie et pour la promotion des vertus ayant trouvé écho", a souligné M. Ghlamallah qui a déploré, toutefois, "les voix destructrices visant à ébranler les fondements de l'Etat" qui s'étaient élevées durant les précédentes années.
"Les imams émettent des critiques constructives sur la situation sociale, sur les attitudes des gens et des responsables, mais placent les intérêts de la nation au dessus de toute considération", a ajouté le ministre.
Pour M. Ghlamallah, la mosquée doit être "une entité intrinsèque" et les imams "un corps cohérent et intégré", en se félicitant que la mosquée "commence à émerger mais a toujours besoins d'une maîtrise et de compétences".
Evoquant la relation entre l'imam et le directeur de wilaya des affaires religieuses et des wakfs, le ministre a précisé que cette dernière "n'est pas une relation entre un chef et un subalterne, mais plutôt une relation de solidarité et de collaboration". A ce propos, il a estimé nécessaire qu'il y ait un contact permanent entre imams et directeurs des wilayas, d'une part, et entre les imams des différentes régions du pays, d'autre part, et ce, a-t-il préconisé, à travers un échange de visites, des réunions au niveau des communes et daïras.
M. Ghlamallah a enfin salué les efforts des directeurs de wilayas relevant du secteur en matière de gestion des mosquées, des centres culturels islamiques et des instituts de formation des imams, rappelant le projet du ministère prévoyant la création d'un centre culturel et d'un institut de formation des imams au niveau de chaque wilaya.
Revenant sur l'organisation et le rôle des mosquées, le ministre des Affaires religieuses a fait savoir que de nouvelles missions ont été assignées aux mosquées, notamment en matière de gestion financière.
Dans ce contexte, M. Ghlamallah a estimé nécessaire la révision du statut des fonctionnaires des Affaires religieuses, notamment le décret portant organisation des mosquées, dont la promulgation visait à répondre "aux nouveaux besoins du secteur", citant à titre d'exemple la classification des postes d'imam(imam agréé et imam principal), les promotions, la formation des muezzins et des intendants.
S'agissant de la formation, le ministre a indiqué que les instituts de formation des imams dispenseront, à partir de la prochaine rentrée scolaire, de nouveaux programmes pédagogiques au profit des muezzins et des intendants, soulignant la nécessité de recruter des imams spécialisés répondant aux exigences scientifiques et pédagogiques de leurs postes, et non des imams issus des secteurs de l'Education ou de l'Enseignement supérieur.
A ce propos, l'intervenant a appelé les directeurs de wilaya des Affaires religieuses et des Wakfs participant au séminaire à accorder un intérêt particulier aux statistiques relatives au nombre de mosquées et écoles coraniques en activité, ainsi qu'au nombre d'imams nommés et stagiaires afin, explique-t-il, d'actualiser les statistiques disponibles et éviter toute ambiguïté dans les données."
Par ailleurs, M. Ghlamallah a critiqué les propos "diffamatoires" émanant de certains journaux nationaux traitant de questions liées aux affaires religieuses, tels l'évangélisation et l'apparition du communautarisme religieux, rappelant que "la diffamation va à l'encontre de la déontologie journalistique."
Organisés en présence des directeurs centraux et de wilayas des Affaires religieuses, des directeurs des instituts islamiques de formation des cadres des affaires religieuses et des directeurs des centres culturels islamiques, les travaux de ce séminaire de deux jours se déroulent dans le cadre d'ateliers devant être sanctionnés par une série de recommandation.
Source: Elmoudjahid