10:18 - July 25, 2008
Code de l'info: 1671549

Dr Abdulaziz Othman Altwaijri,: Le Monde islamique fait face à de sérieux défis qui mettent en péril son unité et sa sécurité

Rabat(IQNA)-Si l’attachement aux enseignements de Dieu et la non division sont le remède divin aux crises et aux conflits actuels, la foi en les fondements originels de l’islam est notre référentiel commun.

Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture – ISESCO-, a déclaré que le Monde islamique fait face à de sérieux défis qui mettent en péril son unité et sa sécurité, d’autant plus qu’ils sont exacerbés par le fanatisme et l’extrémisme religieux, les divergences entre la majorité des savants de la Oumma et l’ingérence étrangère qui cherche à semer la discorde et la zizanie entre les Musulmans.
Pour relever ces défis, a-t-il affirmé, il faudra établir davantage de canaux de communication et de contact à travers le dialogue basé sur la confiance mutuelle, l’attachement aux enseignements de l’Islam et aux fondements de la religion islamique et la diffusion de la culture du rapprochement et de l’entente.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture de la 2ème réunion du Conseil supérieur pour le Rapprochement entre les Madhahaib islamiques ce matin à Rabat, le Directeur général a affirmé : « Pour y arriver, notre unique voie est le Livre divin, qui n’est atteint par le faux d’aucune part, et la Sunnah authentique du Prophète, Paix et Salut sur lui, lesquels nous éclairent notre voie et guident nos pas dans notre œuvre pour unifier les rangs de la Oumma.
Aussi, est-il primordial de faire des versets et des hadiths qui recommandent l’unité et réprouvent la discorde notre point de départ en les adoptant comme matière obligatoire dans tous les programmes d’enseignement et en en faisant le cadre référentiel de nos forums de dialogue. Nous devons, par ailleurs, veiller à l’application rigoureuse de ces versets et hadiths en les interprétant de la manière la plus authentique, car l’interprétation erronée, insidieuse ou malveillante des textes religieux est la voie préférée par ceux qui œuvrent sans relâche à la division et à l’émiettement de la Oumma islamique ».
"Si l’attachement aux enseignements de Dieu et la non division sont le remède divin aux crises et aux conflits actuels, la foi en les fondements originels de l’islam est notre référentiel commun. De même, la connaissance, la communication et le dialogue sont les seuls moyens pour nous de traduire concrètement cet attachement et cette foi. A cet égard, le Conseil, qui assume une mission consultative d'une extrême importance, est tenu d'emprunter cette voie et d’utiliser ces moyens afin d'atteindre les objectifs les plus nobles", a-t-il ajouté.
Le Directeur général de l'ISESCO a, par ailleurs, indiqué que parmi les missions dévolues au Conseil consultatif supérieur, qui représente l'élite des Oulémas de la Oumma islamique, figurent la dynamisation de l'action des commissions spécialisées dans la discussion de ses propositions, notamment la publication d'une revue sur le rapprochement, l’élaboration d'un manuel scolaire pour intégrer la culture du rapprochement dans les programmes d’enseignement, l’examen de la proposition relative à l’emploi des médias et des technologies de l'information et de la communication pour sensibiliser sur les questions de rapprochement entre les Madhahib islamiques et la publication de livrets pour faire connaître l'histoire des Madhahib islamiques.
Le Directeur général a également évoqué la question des fatwas improvisées, qui figure à l'ordre du jour de cette réunion. En effet, le phénomène contribue à l’émiettement de la Oumma et attise le fanatisme confessionnel, d’autant que ces fatwas sont rendues par des néophytes qui ne sont pas qualifiés pour en émettre et qui s’emploient à les diffuser à travers les moyens d'information modernes à large diffusion.
Ce faisant, ces émetteurs de fatwa ne font pas de distinction entre les fatwas ponctuelles liées à une époque, un lieu et un environnement déterminés et les commandements définitifs qui ne peuvent, en aucun cas, faire l’objet de discussion ou de jurisprudence.
A signaler que le Conseil consultatif supérieur pour le Rapprochement entre les Madhahib islamiques est composé des treize membres suivants: Dr Abdesslam El Abbadi, Secrétaire général de l'Académie islamique du Fiqh relevant de l'OCI, Cheikh Mohamed Ali Taskhiri, Secrétaire général de l'Académie mondiale pour le rapprochement des Madhahib islamiques basée à Téhéran, Cheikh Ahmed Ben Hamad Al Khalili, Mufti du Sultanat d'Oman, Cheikh Ahmed Badr-Eddine Hassoun, Mufti général de la République Arabe Syrienne, Dr Ahmed Khamlichi, Directeur de Dar Al-Hadith Al-Hassania pour les études islamiques supérieures à Rabat, Dr Taha Abderrahmane, représentant de la Fédération mondiale des Ouléma musulmans, Cheikh Mahmoud Abdelghani Achour, Président de l'Institut de rapprochement des madhahib islamiques affilié à Al-Azhar Al-Charif, Dr Mustapha Ben Hamza, Président du Conseil des Ouléma d'Oujda au Maroc, Dr Murtada Ben Zaid Al-Mahtouri, Directeur du Centre scientifique et culturel Badr à Sanaa, Dr Mohammad Hassan Tabraian, sous-Secrétaire général de l'Académie mondiale pour le rapprochement des Madhahib islamiques, Dr Mohamed Al Aqla, Directeur de l'Université islamique d'Al-Madinah Al-Munawarah, Dr Farouq Bichr, Président du département du Fiqh islamique à la Faculté de Théologie à Adaparazi en Turquie, Cheikh Ali Fadlallah, représentant du Cheikh Sayed Mohamed Hussein Fadlallah du Liban.
Pour rappel, la première réunion du Conseil supérieur pour le Rapprochement entre les Madhahib islamiques s'était tenue en mai 2007 à Rabat. Le Conseil œuvre dans le cadre de la Stratégie pour le Rapprochement entre les Madhahib islamiques, adoptée par la 10ème Conférence du Sommet islamique, tenue en 2003 en Malaisie.
Ont pris la parole lors de la séance d'ouverture du Conseil consultatif, Dr Mohammad Hassan Tabraian, représentant Cheikh Mohamed Ali Taskhiri, Secrétaire général de l'Académie mondiale pour le rapprochement des Madhahib islamiques, et Cheikh Ahmed Badr-Eddine Hassoun, Mufti général de la République Arabe Syrienne.
Source:ISESCO

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