La conférence qui a clôturé mercredi au Caire les travaux de sa 80ème session, a insisté sur l'arabité d'al-Qods, considérant "illégales" les mesures israéliennes visant à judaïser la ville sainte et à changer ses aspects géographiques et démographiques.
La conférence a condamné la persistance par Israël à violer les lois et les résolutions internationales concernant al-Qods et la confiscation par les autorités d'occupation des propriétés et des biens des familles maqdésies dans la vieille ville d'al-Qods.
Elle a condamné également les travaux de creusements au-dessous et autour de la Mosquée d'al-Aqsa, appelant le Conseil de Sécurité "responsable de la paix et de la sécurité internationales" et l'UNESCO à assumer leur responsabilité de protéger al-Aqsa menacé d'effondrement, et les pays arabes à coordonner dans le cadre du comité du patrimoine mondial, relevant de l'UNESCO, pour affronter le projet israélien visant ce monument sacré.
La conférence a appelé les Nations Unies et son Conseil de Sécurité à prendre les mesures nécessaires pour obliger Israël à arrêter la construction du mur de séparation raciste autour de la ville d'al-Qods, lequel isole plus de 180 milles Palestiniens de leur familles en Cisjordanie, de leurs terres, maisons, et biens, et appelé à l'intensification des campagnes médiatiques arabes sur les dangers que comporte la poursuite de la construction du mur en question et à la mise en place d'un plan d'action arabe pour faire appliquer l'avis de la Cour internationale de Justice qui avait jugé "illégal" la construction dudit mur.
La conférence a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à affronter toute nouvelle opération d'expatriation du peuple palestinien.
La conférence a proclamé son refus absolu de la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens et dans le Golan syrien occupés, y trouvant une violation flagrante de la loi et des résolutions internationales et de la 4ème convention de Genève.
La conférence a insisté à cet effet sur la nécessité d'affronter les tentatives du gouvernement israélienne de rassembler les grandes colonies en Cisjordanie afin de l'annexer, ainsi que toute tentative de la part de n'importe qui de faire des colonies dans les territoires arabes occupés un fait accompli en violation flagrante et franche de la légalité internationale.
La conférence a appelé à cet effet l'Union européenne à faire pression sur Israël pour arrêter la construction des colonies, à démanteler les colonies établies et à prendre des mesures immédiates refusant aux produits de ces colonies toute facilité ou exemption douanière aux marchés européens.
Le directeur du comité général des affaires des réfugiés palestiniens en Syrie, M. Ali Moustapha, avait parlé à la séance finale de cette session, invitant les organisations régionales et internationales, notamment les Nations Unies et le Conseil des Sécurité, à intervenir d'urgence pour faire cesser l'agression israélienne persistante contre les territoires palestiniens occupés et pour démanteler le mur de séparation raciste construit par les autorités d'occupation sur les territoires palestiniens occupés, et pour obliger Israël à élargir les détenus et prisonniers de guerres arabes dans ses geôles.
M. Moustapha a appelé au retrait israélien complet de tous les territoires arabes qu'il occupe jusqu'aux lignes du 4 juin 1967, et du territoire libanais encore sous l'occupation, à l'établissement de l'Etat palestinien indépendant avec al-Qods pour capitale et au retour des Palestiniens à leurs foyers.
Source:Sana