11:12 - August 01, 2008
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Promotion des Droits de la femme : L’Isesco et l’Unifem unissent leurs efforts

Dakar(IQNA)-Des femmes, experts venus d’une dizaine de pays de la sous-région, sont à Dakar pour un atelier sur « les pratiques nuisibles à la femme attribuées à tort à l’Islam ».

Cette rencontre est organisée par l’Institut des sciences de l’éducation et de la culture (Isesco) de l’Oci et l’Unifem, unissant leurs efforts, en partenariat avec la commission nationale de l’Unesco.
Pendant trois jours, les femmes-experts débattront sur plusieurs questions, notamment celles nuisibles prêtées à l’Islam, sous l’éclairage de l’islamologue le Pr. Abdoul Aziz Kébé de l’Ucad. Selon le Secrétaire général de la de la commission nationale de l’Unesco, Mamadou Mané, « cet important travail de réflexion et de mobilisation pour l’action en faveur de la femme et de l’image de marque de l’Islam, contribuera à rétablir la vérité des faits ».
Il s’agit, selon lui, d’une vérité occultée par des idées reçues et des clichés qui ont la vie dure, servis qu’ils sont par la conjoncture internationale actuelle faite, entre autres méfaits, d’islamophobie ambiante.
Face à une telle situation, soutient M. Mané, il était du devoir d’organisations de renom telles que l’Isesco et l’Unifem d’unir leurs efforts pour tenter de redresser les torts et continuer, par des programmes appropriés, leur combat pour l’élimination des entraves de toute sorte à l’épanouissement plein et entier des femmes dans le monde, et plus particulièrement en Afrique.
Il reconnaît que malgré des acquis et progrès réalisés, beaucoup reste à faire pour surmonter les limitations des droits économiques, sociaux, culturels et politiques reconnus aux femmes. Ces limitations interpellent à la fois les gouvernants et toutes les composantes de la société.
De son côté, Pape Atoumane Ndiaye souligne que l’Isesco a inscrit dans ses plans d’actions plusieurs activités qui mettent en lumière la véritable perception islamique en matière de droits de la femme. Il souhaite que les communications et interventions soient un plaidoyer décisif dans la démystification des arguments, prétendument religieux, qui justifient ces pratiques auprès de certaines personnes.
De l’avis du représentant de l’Unifem, M. Maxim Houinato, les Etats africains ont pris des cadres de référence et disposent des lois en la matière. Mais, malheureusement, l’efficacité des résolutions et instruments se trouve dangereusement réduite par l’utilisation erronée ou malicieuse dans certaines communautés, de l’argument religieux pour soutenir des pratiques traditionnelles antéislamiques.
Quant au conseiller du ministre de la Famille, Makane Mbengue, il reconnaît que cette rencontre permettra sans nul doute d’améliorer de manière sensible les dispositifs de promotion de la femme. Il a au passage rappelé les mesures prises par le Sénégal dans ce sens. Les travaux prennent fin demain.
Source: Le Soleil

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