Sénégal(IQNA)- Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Dr Cheikh Tidiane Gadio, a présidé, hier, la cérémonie de remise de chèques du Fonds de solidarité islamique(Fsi), à 10 associations musulmanes.
Ces associations et institutions musulmanes s’occupent de l’éducation, la formation et l’entretien des mosquées. Cet argent est alloué par le Fsi(différent de celui créé récemment pour des grands projets de développement dans les pays pauvres de la Oummah) depuis une vingtaine d’années. Cette année, dans le contexte de l’organisation du Sommet de l’Oci par notre pays, dix associations et institutions musulmanes sénégalaises ont pu bénéficier de ce programme, contrairement aux années précédentes où c’est trois ou quatre associations qui étaient sélectionnées, a précisé Cheikh Tidiane Gadio. Il a ensuite remercié le Fonds de solidarité qui, «par ce geste, illustre son attachement aux valeurs de solidarité et d’entraide qui sous-tendent la religion».
Il a également félicité les associations récipiendaires pour leur excellent travail au service de la Oummah et les a invitées à envoyer régulièrement leur rapport d’exécution d’activités. «C’est un domaine sensible. La donation, c’est bien, mais la transparence, c’est mieux», a-t-il averti. Amadou Dia, porte-parole des associations, a remercié le ministre d’Etat pour son engagement à leur cause et l’a exhorté à œuvrer pour la pérennisation de ce genre d’actes.
Par ailleurs, M. Gadio a informé que le président de la République, en tant que président de l’Oci, compte présenter une recommandation à l’Onu pour interdire les atteintes contre les religions. «La liberté de parole ne donne pas le droit de blasphème», a-t-il martelé. Pour rassurer sur la transparence du choix des associations bénéficiaires, il a précisé que le ministère des Affaires étrangères peut servir d’intermédiaire entre les associations et le Fonds de solidarité et faire des recommandations, mais n’intervient pas dans le choix.
Les associations désirant bénéficier de ce financement peuvent déposer leurs dossiers auprès du ministère des Affaires étrangères ou directement au Fonds de solidarité.
Source: lesoleil