« Symphonie du Patrimoine », un documentaire consacré exclusivement à la grande mosquée Okba

10:34 - October 05, 2008
Code de l'info: 1694027
Afrique(IQNA)- Le cinéaste Amor Nagazi a jugé bon de projeter son nouveau film documentaire intitulé « Symphonie du Patrimoine, la grande mosquée Okba » dans cet endroit (Bab El Khoudha) qui mène jusqu'à la grande mosquée, le centre d'intérêt de ce film.
Sans introduction « Symphonie du Patrimoine » est un documentaire consacré exclusivement à la grande mosquée Okba, le premier édifice de l'Islam en afrique. Le réalisateur est en effet directement entré dans le vif du sujet, avec notamment la mise en valeur de ce somptueux édifice qui surplombe la ville de Kairouan ; toujours debout bien, qu'il ait 1379 ans ; et la voie du feu Cheïkh Ali Barrak, appelant les fidèles à la prière. Puis le voyage commence par cette vaste cour contenant des puits approvisionnant jadis les fidèles en eau pour les ablutions, en passant par le cadran solaire déterminant l'heure des cinq prières, puis par son impressionnant minaret et ses trois étages superposés, attribué au calife Omeya de Hisham Ibn Abdelmalek au VIII siècle, et qui se distingue par sa beauté et son architecture, pour passer ensuite un long moment dans la grande salle de prière et contempler cette forêt de colonnes magnifiques, ce mihrab embelli par des faïences de marbre ornées de motifs floraux et géométriques, cette chaire (le Minbar) confectionnée avec le bois de teck et considéré comme étant la plus ancienne chaire du monde islamique, et cette belle maqsura qui fut l'œuvre de l'Emir Ziride El Moëz Ibn Badis au Vème siècle de l'Hégire.
Le réalisateur n'a rien laissé au hasard et n'a oublié ni les Imams qui se sont succédés sur le Minbar de cette grande mosquée édifiée en 50 de l'Hégire par Okba Ibn Nafaâ, ni l'origine de la pierre utilisée pour bâtir ce monument. Amor Nagazi a accordé une grande importance aux détails architecturaux et esthétiques de cet édifice négligeant « volontairement » les côtés religieux et historique de cette mosquée.
« J'ai voulu à travers ce documentaire, présenter une vision sur les détails architecturaux et esthétique de cet édifice » rétorquait Amor Nagazi.
Amor Nagazi n'est pas à son premier film, lui qui a réalisé plus de trois courts métrages dont « Mal et Sueur » compte participer avec ce documentaire aux prochaines journées cinématographiques de Carthage. Il compte entreprendre un film sur la faune et la flore dans la région de Oueslatia que sera projeté au moins de février prochain à l'occasion de l'organisation du festival international du film de l'environnement qu'il dirige depuis 2002.
Source: jetsetmagazine
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