Le président de l'Association des Amis de la Philosophie(AAP), M. Aziz El Haddad, a indiqué que ce premier congrès se tient dans "des conditions effarantes" reflétées par le conflit entre les religions et les civilisations et la montée de la violence.
Ajoutant que l'organisation de ce congrès vise à permettre aux penseurs de plusieurs pays de réfléchir et de débattre des moyens susceptibles de favoriser l'esprit d'échange, de dialogue, de tolérance et de solidarité entre les différentes cultures et croyances.
Il a rappelé que le nom de Fès, qui fête le 1200ème anniversaire de sa fondation, est lié à la philosophie avec la déclaration de la cité millénaire comme "Capitale méditerranéenne de la philosophie en 2008" par une pléiade de penseurs qui ont participé à la 7ème édition de la rencontre internationale du "Printemps de la philosophie", ajoutant que l'AAP et ses partenaires ont décidé la création du prix du Cheikh Mohiedinne Ibn Arabi, l'un des éminents penseurs arabes qui a vécu à Fès, pour récompenser les meilleurs études et recherches en philosophie.
Le représentant de la commune urbaine de Fès, M.Mohammed Chabab, a salué l'organisation de ce congrès qui contribuera à restituer à Fès sa place ancienne en tant que ville pionnière de la pensée philosophique et terre de culture, de rencontre, de dialogue et de tolérance.
"La période actuelle secouée par les différends et conflits intellectuels et dogmatiques nécessite plus que jamais l'épanouissement et le rayonnement de la pensée et de la philosophie pour favoriser le dialogue et la tolérance entre les cultures et religions en vue de garantir la paix et la stabilité pour l'ensemble de l'humanité", a-t-il ajouté.
D'autres intervenants, dont un représentant de l'université Completense de Madrid, Juan Martos Quesada, le directeur de l'Institut Goethe Wolfgang Meissner, le président de l'Association Philosophique Marocaine, Salim Yafout, et le représentant de l'institut culturel italien ont souligné l'importance de cette première rencontre internationale de la pensée contemporaine qui traduit l'esprit d'ouverture qui a caractérisé le Maroc et qui s'interroge sur les horizons des civilisations et cultures à l'ère de la globalisation et de la modernité et de l'encouragement du dialogue entre l'Islam et l'Occident.
La tenue de ce premier congrès à Fès, ont-ils estimé, dénote de la volonté des gens de la ville de Fès de stimuler la diversité culturelle et la diversité humaine innovatrice en se basant sur la raison et la foi, deux facultés humaines qui tireront la roue de la civilisation humaine vers la paix, le progrès et la prospérité.
Au terme de la séance inaugurale, Juan Martos Quesda de l'université Completense de Madrid a dédicacé son ouvrage "Le monde juridique en Andalousie" qui a été traduit en langue arabe.
Ce premier congrès international de la pensée contemporaine(10-12 octobre) débattra de plusieurs principaux thèmes, dont "Raison et foi religieuse aux horizons de la modernité" , "La vérité savante et la vérité religieuse" et "Tolérance et dialogue de la pensée et de la foi religieuse".
Source: MAP