La Conférence a adopté le rapport du Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture sur les efforts de l’ISESCO dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la technologie, en tenant compte des observations des membres de la Conférence. La Conférence a également adopté le rapport de la 4ème réunion du Conseil consultatif pour la mise en œuvre de la Stratégie pour les sciences, la technologie et l’innovation dans les pays islamiques et a exhorté les Etats membres à renouveler leurs engagements à réaliser le développement scientifique et technologique, à faire de celui-ci une priorité dans le cadre des plans nationaux de développement et à contribuer à hauteur de 1% au moins de leur PIB à la promotion de la science et de la technologie. Dans ce sens, la Conférence a recommandé aux Etats membres de prendre des mesures concrètes de manière à garantir la transition rapide de leurs économies vers des économies du savoir et de promouvoir l’intégration des technologies de l’information et de la communication dans tous les domaines et ce, en vue de réduire le fossé numérique et de permettre aux Etats membres de mieux s’adapter aux normes internationales.
La Conférence a souligné la nécessité pour les Etats membres d’accorder davantage d’intérêt au développement des carrières scientifiques des jeunes, notamment des jeunes femmes, à travers des formations appropriées dans les domaines social, économique et professionnel et faciliter leur contribution au développement scientifique et technologique.
La Conférence a, en outre, déclaré 2009 année du renouvellement et de l’innovation dans les Etats membres de l’Organisation de la Conférence islamique et invité l’ISESCO et les parties compétentes dans les Etats membres à mettre en œuvre des projets et des programmes pour célébrer cette année, notamment en organisant des concours et des olympiades pour les jeunes dans le domaine des sciences, de la technologie et de l’innovation.
La Conférence a salué la coopération entre l’ISESCO et le ICYF-DC, qui vise à engager les jeunes des Etats membres dans un enseignement conjoint du patrimoine culturel commun, à diffuser les vérités historiques sur "les catastrophes humanitaires dans les Etats membres de l’OCI" à travers des publications spéciales, en particulier, la première publication en arabe sur les massacres perpétrés par les forces arméniennes contre les civils azéris dans la ville de Khojaly , et s’est félicitée des résultats de la réunion d’experts intergouvernementaux organisée par l’ICYF-DC et l’ISESCO au mois de mai 2008 à Istanbul, en faisant du Plan d’action conjoint et de la campagne internationale engagée sous le thème «Justice pour Khojaly» l’un des objectifs prioritaires des Etats membres pour la période 2009-2012. Elle a également salué l’institution d’une Journée de Mémoire pour la commémoration des catastrophes humanitaires endurées par les communautés musulmanes tout au long du XXème siècle ; recommandé l’intégration d’informations pertinentes sur les massacres commis contre les communautés musulmanes dans les livres d’histoire destinés à l’enseignement supérieur dans les Etats membres et appelé à l’intégration, dans les cursus de l’enseignement supérieur dans les Etats membres, un thème spécial consacré à la Journée de Mémoire. Elle a sollicité, à cet effet, l’ISESCO et l’ICYF-DC pour fournir aux Etats membres les documents de base pertinents, et appelé les Etats membres et les institutions de l’OCI à participer activement et à contribuer à la mise en œuvre des programmes et des initiatives prévus dans le cadre de la Journée de Mémoire.
La Conférence a, par ailleurs, exhorté les Etats membres à renforcer leur coopération en vue de réaliser le Programme d’Action décennal de l’OCI et à mobiliser tous leurs moyens en vue de faciliter l’exécution des programmes et des activités prévus à cet effet, le but étant de permettre la mise en œuvre de la Vision 1441 et d’allouer les ressources financières nécessaires à cet égard.
Dans ce contexte, la Conférence a invité le Directeur général à soumettre un rapport sur les efforts de l’ISESCO dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la technologie à la prochaine session de la Conférence.
La Conférence a également adopté le projet de document sur la transition des économies des pays islamiques vers une économie du savoir, et a invité les Etats membres à orienter les mécanismes économiques et les moyens de production vers une économie du savoir et à renforcer la base scientifique des infrastructures de développement de manière générale. La Conférence a, en outre, incité les établissements universitaires, les centres de recherche scientifique, les instances scientifiques spécialisées, le secteur privé et les bailleurs de fonds à promouvoir le partenariat et la coopération afin d’échanger les expertises et activer les dimensions scientifiques de l’économie.
La Conférence a, par ailleurs, adopté le projet de document relatif à l’Espace islamique de l’enseignement supérieur, et a chargé le Directeur général d’élaborer le projet de mécanismes techniques et juridiques pour la création de l’espace islamique de l’enseignement supérieur et le présenter à la prochaine session de la Conférence. La Conférence a, en outre, incité les instances officielles dans les Etats membres, les établissements universitaires et de recherche ainsi que les institutions régionales et internationales concernées à collaborer avec l’ISESCO et la Fédération des Universités du Monde islamique (FUMI) aux fins de mettre en œuvre ce projet pilote et a invité le Directeur général à soumettre cette question à la prochaine session de la Conférence.
De plus, la Conférence a décidé de soumettre le projet de document sur le classement des universités du Monde islamique aux ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans les Etats membres pour plus d’étude et fournir à l’ISESCO plus d’observations, afin de présenter le document dans sa version amendée et l’étudier dans le cadre d’une commission spécialisée avant de le soumettre à la 5ème session de la Conférence islamique des ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour décision pertinente. La Conférence a également invité le Directeur général de l’ISESCO à présenter des rapports périodiques sur la question aux conférences spécialisées tenues en la matière dans le cadre de l’Organisation de la Conférence islamique.
Après avoir écouté les exposés du Secrétaire général adjoint de l’OCI et des représentants des institutions participant à la mise en œuvre du projet, la Conférence s’est félicitée du lancement du projet « Atlas de l’innovation dans le Monde islamique » qui vise à dresser la carte des tendances scientifiques, technologiques et d’innovation dans les Etats membres de l’OCI, à travers des études de référence, le but étant de mettre à profit la relation qui existe entre la science, la technologie, l’innovation, la foi, la culture et la politique; rendre le processus de développement scientifique plus visible pour les décideurs politiques et pour les autorités gouvernementales et permettre de prendre des mesures effectives pour la promotion de la science, la technologie et l’innovation dans leurs pays sur une base réaliste.
La Conférence a appelé l’Equipe de gestion du projet ainsi que le Groupe de pilotage du projet à poursuivre leurs efforts et assurer de près le suivi des différentes phases du projet, en prenant en considération les méthodologies adéquates et a recommandé au Groupe de consultation et de révision d’impliquer dans les études et enquêtes, toutes les parties concernées, y compris les institutions clés comme les universités, les agences gouvernementales, les centres de recherche, les groupes de réflexion, les organisations non gouvernementales, les entreprises privées, les parcs scientifiques, les agences d’affaires, les associations caritatives etc. afin d’évaluer toutes les données et toutes les informations nécessaires à la réalisation d’études en la matière.
Par ailleurs, la Conférence a adopté le projet de document sur les modes d’opération et fonctions du Centre islamique des Citations qui permet l'accès à l'information bibliographique actuelle et rétrospective ainsi qu’aux index et analyses des citations couvrant les revues scientifiques des Etats membres, y compris les revues rédigées dans les langues nationales et l’index des citations dans le domaine des sciences. Elle a salué, à cet égard, les efforts déployés par l’ISESCO pour la création du Centre islamique des Citations au service des Etats membres, en soulignant la nécessité de garantir toutes les conditions de succès au Centre, à travers l’établissement de réseaux appropriés et le renforcement des systèmes internationaux tels l’ISI en vue d’en faire une composante essentielle dans l’action menée dans ce domaine à l’échelle internationale.
De plus, la Conférence a recommandé aux Etats membres de stimuler la vision prospective des recherches scientifiques et de diffuser leurs publications scientifiques dans les langues internationales, régionales et nationales, en coordination avec le Centre islamique des Citations de manière à leur permettre de mettre à jour leurs publications.
La Conférence a adopté la version amendée de la Stratégie pour les sciences, la technologie et l’innovation dans les pays islamiques et ses mécanismes de mise en œuvre. Elle a, par ailleurs, réaffirmé la mission confiée à l’ISESCO par le Sommet islamique, à savoir la mise en œuvre de la Stratégie pour les sciences, la technologie et l’innovation dans les pays islamiques et autres stratégies se rapportant à ces domaines, en sa qualité d’Organisation spécialisée dans les domaines des sciences, de la technologie et de l’innovation pour les Etats membres de l’Organisation de la Conférence islamique.
Dans la même veine, la Conférence a invité le Directeur général de l’ISESCO à élaborer des programmes de mise en œuvre et des projets de terrain, en se basant sur la Stratégie et en coopérant avec les organisations et les instances concernées et ce, dans le cadre des plans d’action de l’Organisation et dans la limite des ressources disponibles. A cet effet, elle a incité les parties compétentes dans les Etats membres, les fédérations d’universités, les organisations et les instances arabes, islamiques et internationales à coopérer avec l’ISESCO pour le financement et la mise en œuvre des activités, programmes et projets portant sur les sciences, la technologie et l’innovation. Elle a également appelé les Etats membres à s’inspirer de la Stratégie lors de l’élaboration et la mise en œuvre des plans et stratégies nationaux dédiés à la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, suivant les besoins et les priorités de chaque Etat.
La Conférence a également insisté sur l’importance de mettre en évidence l’optique islamique en matière d’éducation, d’enseignement et de recherche scientifique, notamment ses valeurs et idéaux pour la construction de l’individu et de la société ainsi que l’éthique des sciences et de la technologie et ses implications sociale, culturelle et économique.
En outre, la Conférence a adopté le projet de création du Réseau des femmes scientifiques dans les Etats membres de l’OCI et invité le Directeur général de l’ISESCO à élaborer les mécanismes techniques et juridiques pour le projet de création du Réseau islamique des femmes scientifiques dans les Etats membres de l’OCI. Par ailleurs, elle a appelé les parties compétentes dans les Etats membres et les organisations régionales et internationales à soutenir l’action du Réseau et à consolider le rôle des femmes scientifiques dans les cercles scientifiques et au sein des institutions de recherche spécialisées, saluant par là même les efforts déployés par le Conseil consultatif pour l’élaboration dudit projet.
De plus, la Conférence a adopté le rapport du Directeur général de l’ISESCO, Secrétaire général de la FUMI, sur la mise en œuvre des activités du Secrétariat général de la Fédération tel qu’il figure dans le document. Elle a ainsi invité le Secrétaire général de la FUMI à poursuivre ses efforts en vue d’élargir les domaines de coopération et de partenariat avec les fédérations similaires et les institutions arabes, islamiques et internationales spécialisées, dans le cadre de la mise en œuvre des programmes.
Pour rappel, la 4ème Conférence islamique des ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique s’est tenue sous le patronage du Président de la République d’Azerbaïdjan, M. Ilham Aliyev, et sur invitation de l'ISESCO.
La Conférence a décidé de tenir sa 5ème session à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie, en 2010.
Source: ISESCO