Dans le plat paysage de l'ancienne région minière, les hauts fourneaux qui crachaient jadis d'épaisses fumées noires côtoient les clochers d'église. Depuis peu, un minaret de 34 mètres de haut est venu embellir la perspective.
A Marxloh, un quartier nord de Duisbourg, une mosquée de 1.200 places d'inspiration ottomane va accueillir les fidèles musulmans, à une écrasante majorité d'origine turque. L'intérieur de l'édifice a des allures de Mosquée bleue stambouliote. La coupole principale, de 23 m de haut, est richement décorée de calligraphies bleues, rouges et or. Vu de l'extérieur, ce sont les immenses et nombreuses fenêtres qui frappent immédiatement le visiteur.
"Nous sommes ouverts, nous voulons faire oeuvre de transparence", explique Elif Saat, présidente de l'association en charge des activités culturelles et sociales de la mosquée. La jeune femme, qui dissimule ses cheveux avec un foulard et dirige le service de conseils financiers d'une agence de la banque postale, estime que "la société a besoin de modèles". De fait, la création de ce nouveau lieu de culte semble un modèle de dialogue. "Je suis certaine qu'on a seulement peur des choses qu'on ne connaît pas", poursuit-elle.
Source: levif