Les gardes de la mosquée Al-Aqsa sont de plus en plus menacées par les forces israéliennes

12:02 - October 31, 2008
Code de l'info: 1702627
Jérusalem(IQNA)- Les gardes de la mosquée Al-Aqsa sont la première ligne de défense protégeant les sites saints musulmans à Jérusalem-Est. Les autorités israéliennes qui occupent la ville soutiennent qu’elles «provoquent des problèmes».
Mohammad Abou Taraq a été la «garde principale» depuis 2001 et maintenant est devenu une cible des actions israéliennes, comme toutes les autres gardes. Les forces israéliennes ont notamment lancé une campagne pour les empêcher d'arriver au lieu de travail.
Abou Taraq, 63 ans, a déclaré à PNN que les Services de renseignements israéliens lui interdisent désormais de rentrer dans la ville de Jérusalem. Ils l'accusent d’avoir «fait du mal» lors des récentes agressions contre la mosquée, lorsque des extrémistes Juifs avaient accédé dans l’Esplanade et avaient commencé à effectuer leurs rituels religieux. Les gardes d'Al-Aqsa ont travaillé pour empêcher que des centaines de colons arrivent en force à la Mosquée au cours des dernières semaines.
D’après Abou Taraq, mercredi dernier il a quitté sa maison à Hébron pour se rendre au travail, mais au poste de contrôle de Bethléem son voyage est terminé: il lui a été refusé d’entrer dans la ville de Jérusalem. «Quand j'ai demandé au soldat israélien la motivation de ce refus, il m'a assuré que la décision avait été prise par les Services de renseignements israéliens, selon lesquels je causerai des problèmes».
Il a ajouté: «Le soldat m'a demandé pourquoi je devrais me rendre dans la cour de l’Al-Aqsa, alors que d'autres fonctionnaires travaillent habituellement dans leurs bureaux. » Abou Taraq a attendu au poste de contrôle de 7:00 heures à 15:00 heures cherchant de passer, sans succès.
Il a ajouté: «Je ne suis pas une garde ordinaire. Je suis responsable de 230 gardes et je suis responsable de la protection de l’Al-Aqsa. J’ai travaillé en tant que chef de garde pendant plus de sept ans et je n'ai jamais eu des problèmes pareils. Au contraire, j'ai l'habitude de résoudre tout problème entre les gardes et les services de renseignements israéliens, concernant les permis et les restrictions de la liberté de mouvement. »
Les forces israéliennes ont exigé une enquête formelle avec Abou Taraq et ont contacté l'ambassade de Jordanie, étant donné que l'homme est un ancien résident d'Amman où il a travaillé comme officier de police pendant 27 ans. «En 2001, j'ai quitté mes enfants à Amman et je suis venu à Jérusalem seulement pour servir la mosquée Al-Aqsa: ma seule récompense est d’être empêché d'y entrer.» Abou Taraq n’a même pas pu passer le mois de Ramadan avec sa famille, car il est resté à Jérusalem afin de coordonner la circulation des milliers de fidèles.
«Tout le monde sait ce que j'ai donné au cours de mes années à l’Esplanade. Je refuse de rester inutile et je vais lutter contre toute décision qui m’empêche de travailler.»
Les forces Israéliennes ont également empêché au fils d’Abou Taraq, 28 ans, pompier d'Al-Aqsa, d'entrer à Jérusalem, sous prétexte que ses empreintes digitales ne correspondaient pas à celles sur son dossier au poste de contrôle de Bethléem.
Abou Taraq a dit: « Est-ce qu’ils essayent de me faire peur? Veulent-ils me forcer à fermer les yeux concernant leurs actions et leurs comportements? Au cours des fêtes juives des centaines de colons ont cherché de prier à l’Al-Aqsa. Je ne pouvais pas rester sans rien faire. J'ai dû protéger l’Al-Aqsa parce que je suis responsable de ce lieu, et parce que je suis musulman. »
Source: PNN
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