A15 h, hier, sur ce terrain de la zone du Menneton à Tours, beaucoup s'étaient donné rendez-vous. Des parents avec leurs enfants, des jeunes et des plus âgés, des hommes, des femmes; De nombreux fidèles musulmans n'auraient pas voulu manquer ce «grand moment, cette manifestation si symbolique», comme l'a désigné Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris.
Pour la pose de la première pierre de la future mosquée de Tours, le recteur était accompagné du ministre des Affaires religieuses algérien, de Salah Merabti, le président de la communauté islamique d'Indre-et-Loire, du maire de Tours mais aussi de Mgr Aubertin, archevêque de Tours.
C'est Salah Merabti qui a pris la parole en premier : «Aujourd'hui, a-t-il déclaré, c'est l'aboutissement d'un parcours semé d'embûches commencé en 1995. Cette mosquée est loin d'être un luxe car il y a plus de 800 fidèles chaque vendredi dans la petite mosquée rue Lobin.» Dalil Boubakeur a voulu mettre l'accent sur «un lieu de tolérance et d'ouverture, sur un islam modéré et non politique». Le ministre du Culte algérien a voulu associer «ceux qui ne sont pas musulmans, juifs, chrétiens et mêmes les athées : ici, c'est un lieu de concorde.»
Le président de la communauté islamique d'Indre-et-Loire et le recteur de la Grande Mosquée de Paris ont remercié à de très nombreuses reprises le maire de Tours «pour la confiance que vous nous avez toujours témoigné», ont-ils ajouté.
Le début des travaux de la mosquée, dont le coût est annoncé à 7 M€, est loin d'être défini en revanche, puisque le budget n'est pas encore bouclé. Il reste de nombreux financements à trouver. «Le fait que ce lieu soit multiple, et cultuel, et culturel, a insisté Jean Germain, va vous aider à trouver ces financements. Et d'ici à deux à trois ans, on verra le début de cet ensemble dont la communauté sera fière et la ville de Tours aussi.»
Source: lanouvellerepublique