Ce rassemblement s'est déroulé alors que le président du Parlement fédéral nigérian, Dimeji Bankole, venu à Jos après les violences de vendredi et samedi, se trouvait à l'intérieur de l'édifice religieux pour rencontrer des dignitaires musulmans.
Les jeunes ont réclamé le départ de Jonah Jang, gouverneur de l'Etat de Plateau, dont Jos est la capitale, et dénoncé le comportement de la police qui, selon eux, a tué des civils chez eux.
Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Nous ne voulons pas Jang ni la police", "Nous voulons la paix" ou encore "Nous ne voulons pas de ce gouverneur meurtrier".
Le président du parlement a demandé aux manifestants de "mettre (leur) colère de côté", ajoutant que les députés feraient tout leur possible pour "s'assurer que les gens qui ont fait ça soient traités comme il se doit".
Le rassemblement s'est dissout de manière pacifique après une intervention de responsables religieux et alors que six véhicules blindés et de nombreux soldats avaient été dépêchés sur les lieux et un périmètre de sécurité déployé autour de la mosquée.
Les violences entre chrétiens et musulmans qui ont embrasé vendredi et samedi Jos à la suite de la contestation des résultats d'une élection locale ont fait officiellement au moins 200 morts, près du double selon des sources religieuses et humanitaires.
S'adressant aux dignitaires musulmans, M. Bankole a estimé qu'il était "important que cela ne se propage pas au-delà de Jos. "Nous avons besoin que vous le disiez aux jeunes".
Source: AFP