8:56 - December 05, 2008
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Le musée d'art islamique de MIA pourrait refléter le dynamisme, la complexité et la richesse des arts du monde islamique

Doha(IQNA)- Pas moins de treize siècles d'art islamique sont exposés au MIA. L'islam a démontré une étonnante capacité à intégrer et à remodeler les traditions et les cultures des pays qu'il a gagnés à la foi coranique.

Sur l'aire géographique considérable, l'islam a bâti ses mosquées, infléchi les traditions architecturales des autres civilisations et introduit la calligraphie, fleuron de l'art islamique, qui, contrairement au christianisme, est dispensé de la représentation de Dieu, ainsi que du culte des saints.
Le musée d'Art islamique(MIA) était un édifice de beauté pure. Quelque 35 000 m2, repartait sur cinq niveaux, en font l'un des plus vastes musées du monde islamique. Il comprenait 5 000 m² d'expositions, de vastes salles dédiées à l'enseignement et à la conservation, une bibliothèque, un restaurant et une boutique. Vu de l'extérieur, le bâtiment ressemble à une forteresse. Ses murs blancs miroitaient sous le soleil du désert et se reflètent dans les eaux paisibles du golfe Arabique – une ode à la géométrie triomphante, un art dans lequel les Arabes excellaient autrefois.
Les œuvres présentées au MIA illustrent l'imagination des artistes du monde islamique qui ont exercé leur créativité dans une multitude de matériaux : céramiques, métaux, verres, ivoires, textiles, pierres précieuses. Il convient de mentionner un superbe cheval de bronze de l'Espagne du Xe siècle, de rarissimes tapis iraniens et de très nombreux bijoux indiens. Parmi les exemples de l'art du livre arabe qui sont présentés, on peut citer un décret impérial ottoman du XVIe siècle portant l'emblème du sultan Soliman le Magnifique et quelques manuscrits.
Un choix de métaux remarquables montre l'importance du métal dans les arts de l'islam, avec l'un des plus étonnants astrolabes du monde islamique (datant du Xe siècle), un coffret incrusté ou le kashkul – une sébile de derviche – iranien de 1550 environ qui porte une invocation chiite. Des pièces en céramique, comme le plat d'Iznik au léopard, qui date de 1600-1610, des objets de verre, comme une lampe de mosquée mamelouke, témoignent pour leur part d'une grande originalité dans le processus créatif.
Un textile aux oiseaux affrontés, probablement indien, reprend au XIIIe ou au XVe siècle une tradition connue de l'Iran sassanide.
En l'occurrence, le MIA répond en tout point à la mission qui lui a été impartie : refléter le dynamisme, la complexité et la richesse des arts du monde islamique.
Source: courrierinternational
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