Réunis à l'appel de plusieurs partis représentant la minorité arabe d'Israël, le Front démocratique, le Parti communiste, le Mouvement islamique et le Rassemblement national démocratique (RND) de l'ex-député Azmi Bishara, les manifestants étaient près de 100.000, selon les organisateurs.
Brandissant des drapeaux noirs en signe de tristesse, ils ont appelé à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. "Gaza ne se soumettra pas aux chars et aux bulldozers!", "Gaza, n'aie crainte, nous sommes avec toi", ont-ils scandé.
"Les forces d'occupation israéliennes commettent des crimes à Gaza sous les yeux de la communauté internationale. Nous appelons à l'arrêt immédiat de l'offensive à Gaza", a déclaré le maire de la ville Mazem Ghanaim après une minute de silence.
Cette manifestation, a affirmé le député Mohammad Barakeh, est "notre réponse aux menaces israéliennes contre le peuple palestinien à Gaza".
"Nous sommes déterminés à nous tenir aux côtés de nos frères à Gaza pour faire cesser l'effusion de sang et le massacre", a-t-il ajouté.
Des milliers de policiers israéliens étaient déployés autour de la ville et à travers le nord du pays, où se concentre la minorité arabe, afin de prévenir des affrontements.
Des insultes envers le président égyptien Hosni Moubarak, traité de "lâche" et de "collaborateur des Américains", ont également fusé dans la foule.
La communauté arabe israélienne compte plus d'1,2 million de personnes sur une population totale de près de 7 millions. Elle rassemble les descendants de 160.000 Palestiniens restés sur leurs terres après la création d'Israël en 1948.
Source: romandie