"Si la République tchèque ne retire pas ces déclarations et ne s'excuse pas, (la Fondation Kadhafi) demandera à l'Etat libyen de rompre ses relations diplomatiques" avec ce pays, a indiqué un communiqué de cette association "caritative" dirigée par Seif al-Islam.
Jiri Frantisek Potuznik, porte-parole du Premier ministre tchèque Mirek Topolanek pour la présidence tchèque de l'UE, avait dans une première réaction qualifiée l'opération d'Israël de "plus défensive qu'offensive".
"Il s'agit du franchissement de la frontière de Gaza, il n'y a pas de violence, pas de victimes, nous attendons des informations supplémentaires et nous voudrions plus de détails", avait-il déclaré samedi à l'AFP.
Les propos de M. Potuznik "représentent une insulte à l'encontre des martyrs et blessés" palestiniens, ajoute le communiqué, précisant que Seif Al-Islam a entrepris des contacts diplomatiques avec des pays arabes pour faire pression sur Prague, afin qu'elle présente des excuses.
Cette réaction de la Fondation Kadhafi intervient après que le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, ait reconnu dimanche à Prague une "grave erreur" de son porte-parole, affirmant toutefois que son pays n'avait "pas à s'excuser".
"C'était son erreur personnelle. Malheureusement, c'était une très grave erreur", a déclaré plus tôt M. Schwarzenberg, lors d'un débat diffusé par la télévision publique CT 1.
Homme d'influence régulièrement présenté comme le possible successeur de son père, Seif al-Islam n'occupe toutefois aucune fonction officielle en Libye.
Source: AFP