"Nous avons donné notre accord à la convocation d'un sommet arabe et nous attendons les invitations (...). S'il est impossible de réunir un sommet arabe, pourquoi ne pas convoquer un sommet islamique?", a déclaré le souverain bahreïni lors d'une réunion du Conseil des ministres de son pays.
Les pays arabes sont membres de l'Organisation de la conférence islamique(OCI) basée à Djeddah en Arabie saoudite, qui regroupe 57 membres. Tout en appelant à "un arrêt rapide et urgent de la grande tragédie (...) que vivent les habitants de la bande de Gaza", il a accusé Israël de chercher à déstabiliser la région.
"Chaque fois que la région se rapproche de la paix, Israël crée un nouveau problème", a-t-il dit, déplorant par ailleurs les divisions interpalestiniennes qui, selon lui, sont "l'une des causes de ce que connaissent aujourd'hui les Palestiniens".
"La leçon à tirer de la catastrophe impose une réconciliation interpalestinienne qui, si elle se réalise, changera beaucoup la donne" dans le conflit avec Israël, a encore dit le souverain bahreïni dont les propos étaient rapportés par l'agence officielle Bna.
"Nous devons tirer profit de l'expérience d'Israël qui, sous une direction unifiée malgré ses multiples composantes, suit une politique coordonnée aux plans politique et militaire", a-t-il ajouté, estimant que "le règlement de la question palestinienne passe par la fin de l'occupation et l'établissement de l'Etat palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale".
L'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani a appelé de nouveau dimanche à la tenue d'un sommet arabe extraordinaire consacré à "l'agression" israélienne contre la bande de Gaza, qu'il a qualifiée de "crime de guerre".
Un premier appel du Qatar pour la tenue d'un sommet arabe extraordinaire, lancé fin décembre, aux premiers jours de l'offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza, était resté sans suite.
Les gouvernements arabes sont divisés sur l'attitude à adopter à l'égard des Palestiniens, eux-mêmes divisés entre partisans du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, et ceux de son rival, le Fatah du président Mahmoud Abbas, qui ne contrôle plus que la Cisjordanie.
Source: AFP