Des centaines d’étudiants se sont dirigés vers la Porte de Damas, l’entrée principale de la Vieille Ville de Jérusalem, pour participer au lancement des événements en dépit de la décision d’Israël d’interdire la manifestation culturelle annoncée vendredi. Les célébrations de l’événement qui doit avoir lieu toute l’année, soutenu par la Ligue Educative Arabe, l’Organisation Culturelle et Scientifique (ALESCO) dans le cadre du programme des Capitales arabes culturelles, devaient avoir lieu simultanément à Jérusalem, Bethléem, Hébron, Naplouse, Ramallah, Nazareth et dans le camp de réfugiés Mar Elias au Liban.
Hatem Abd Al-Qader, consultant pour les affaires de Jérusalem au bureau de la Présidence palestinienne, a dit que les projets de célébrer la culture et l’histoire palestiniennes dans la Vielle Ville avait “fait monter le mercure” au bureau du ministre de l’intérieur israélien.
Des centaines de jeunes, accompagnés de leurs enseignants, se sont dirigés vers la Vieille Ville pour participer aux jeux traditionnels pour enfants, les danses palestiniennes, les récitals de poésie et d’histoires.
Les événements prévus pour la célébration étaient informels et basés sur la communauté puisqu’Israël a refusé de donner les autorisations aux organisateurs. Vendredi, les manifestations ont été déclarées illégales ; les autorités israéliennes ont dit que c’était parce qu’elles étaient sponsorisées par l’Autorité Palestinienne qu’elles n’ont pas obtenu d’autorisation. Israël a déclaré illégale toute activité de l’AP à Jérusalem à la suite de l’intifada 2000.
Les organisateurs ont eu recours à des méthodes créatives non événementielles pour célébrer la ville de Jérusalem. En fin de journée, samedi, les jeunes lâcheront 12.000 ballons de différentes parties de la Ville Sainte, pour dire qu’ils devraient être libres de célébrer leur culture.
Source: Maan News