Ainsi, la famille Al-Kurd, qui a été expulsé de sa maison à Sheik Jarrah. Alors que le père était sérieusement malade lors de l’éviction, l’article souligne qu’il a été abandonné ‘’devant la porte de ses voisins’’.
Le rapport publié dans la revue italienne insiste également sur l’absence de réactions de l’Europe face à ces multiples violations du droit international.
Le Comité israélien contre les démolitions de maisons (ICHAD) donne les détails dans la classification des démolitions:
Dans 35% des cas, la démolition est justifiée par l’absence de permis de construire du propriétaire. Or, il faut rappeler que ces permis sont devenus si difficiles à acquérir pour les Palestiniens qu’ils n’ont d’autres choix pour se loger que de construire illégalement leur logis. Entre 2000 et 2007, 95% des demandes de permis ont été refusées.
Enfin, les 60% des autres démolitions sont justifiées par l’armée comme des destructions militaires, ‘’des maisons rasées par l’armée israélienne lors d’opérations militaires’’.
En 2009, l’association israélienne B’Tselem a estimé 32 le nombre de maisons déjà détruites. De plus, de nombreuses familles ont reçu des ordres d’expulsion et sont dans l’attente de la destruction de leur maison. A Jérusalem-Est, des tentes de solidarité ont été installées, symbole a la fois de la résistance et de l’impuissance des habitants.
L'article insiste sur l’importance de ces destructions de maisons, aussi bien pour les Palestiniens que pour l’avenir des alliances d’Israël. Le rapport conclut en effet que la question des démolitions de logements pourrait devenir "de plus en plus une question centrale non seulement dans le différents israélo-palestinien, mais aussi dans le contexte international.’’ Ces destructions serait susceptibles selon le magasine de ‘’déstabiliser les alliances les plus solides d’Israël, notamment les États-Unis."
Source: PNN