L'AFP a rapporté que la capitale grecque a été pendant la semaine dernière le théâtre de manifestations de protestation des musulmans contre l'offense des éléments de la police envers le Saint Coran.
Selon ce rapport, des milliers de musulmans résidant à Athènes ont manifesté jeudi et vendredi, accusant un policier grec d'avoir déchiré un petit Coran au cours de l'examen des papiers d'un immigrant irakien.
Au cours de cette manifestation qui a abouti à des heurts entre les manifestants et la police grecque, des dizaines de manifestants ont été blessés, plusieurs véhicules incendiés et 46 personnes arrêtées.
Le chef de l'Union des Musulmans grecs a déclaré : "Ces actions représentent une bombe à retardement qui n'explose pas rapidement, mais se transformera graduellement en un grand problème durant les dix ans à venir.
Des milliers de musulmans arabes, africains et indiens vivent à Athènes.
La majorité de ces musulmans vivent dans des conditions déplorables et considère le gouvernement comme le premier responsable de leur situation, déclarant que les responsables d l'Etat les contraignent d’ouvrir des mosquées dans des appartements ou des dépôts.