Les principes de cette finance, faible levier, transparence et absence de spéculation, en font une option d’investissement attrayante quel que soit l’environnement du marché, et plus particulièrement dans le contexte actuel. Le marché se développe au rythme de près de 20% par an depuis 2003.
L’étude estime que le total des actifs gérés par les institutions financières islamiques dépasse désormais 600 milliards de dollars. «Dans un contexte économique difficile, la finance islamique apparaît comme une forme d’intermédiation performante au sein du système financier international. Elle a de fait un rôle majeur à jouer pour restaurer la confiance sur les marchés boursiers», a déclaré Rod Ringrow, senior vice-president de State Street à Doha. Selon l’étude, le secteur de la finance islamique constitue une alternative de plus en plus intéressante pour les investisseurs ainsi qu’une forme de financement compétitive pour les entreprises. Cette opportunité permet également de diversifier encore davantage les risques et contribue à l’amélioration de l’allocation des ressources à l’international entre différents pays.
La sélection des produits proposés par les grandes institutions financières islamiques demeure limitée. Cependant, quelques instruments nouvellement créés respectant les principes de la Charia, commencent à rivaliser avec ceux des établissements bancaires traditionnels. Ces principes représentent les plus importants arguments de vente de ces produits et services, le principe fondamental de la Charia étant que l’argent n’a aucune valeur intrinsèque propre et qu’il doit servir comme outil permettant la valorisation des actifs.
S’agissant de dépôts, ces instruments incluent notamment les comptes de partage des profits et des pertes, donnant droit aux déposants à une part des rendements et des pertes des banques islamiques. «Il est possible que la demande de produits et services financiers islamiques excède l’offre actuelle sur le marché mondial et l’on peut considérer que la finance islamique va attirer de plus en plus d’investisseurs et nous pensons que l’industrie en général répondra à cette attente par une grande diversité de nouveaux produits dédiés à une multitude de transactions internationales complexes», ajoute Ringrow.
Pour rappel, State Street Corporation est spécialisé dans les services d’investissement et de gestion d’actifs, de recherche et d’analyse financière et de courtage. Avec 11.300 milliards de dollars (8.500 milliards d’euros) d’actifs sous conservation et 1.400 milliards de dollars (1.100 milliards d’euros) d’actifs sous gestion au 31 mars 2009, State Street intervient dans 27 pays et sur plus de 100 places financières dans le monde.
Source: leconomiste