À Berlin, Cologne, Francfort ou Stuttgartoù l'une d'entre elles nous a ouvert ses portes, à quelques joursdes élections européennes du 7 juin.
C'est en 2004 que l'école a été créée dans un quartier ouest de Stuttgart par une association turque de rattrapage scolaire. « Au début, nous n'avions que deux classes », raconte Muammer Akin, le directeur. Installée dans une ancienne fabrique métallurgique, l'école a vite grossi. Aujourd'hui, elle compte deux cent quatorze élèves répartis entre le « Gymnasium » (lycée) et la « Realschule ».
Seulement vingt enfants par classe. Et une proximité voulue par les enseignants qui se font toutefois appeler « Monsieur » ou « Madame » et vouvoyer. À la différence des écoles classiques, on ne quitte pas l'établissement en fin de matinée. Il y a une cantine et l'enseignement se poursuit l'après-midi, jusqu'à 16 h. Très rare en Allemagne où les cours se terminent en général à l'heure du déjeuner.
À la cantine, la nourriture est hallal. Un tiers environ des jeunes filles portent le voile islamique, par ailleurs autorisé dans toutes les écoles. L'islam fait bien l'objet d'un enseignement, deux heures par semaine. « Mais c'est pour en apprendre l'histoire et cela ressemble plutôt à un cours de philosophie », insiste Hanna Reich. Quant aux cours de turc, ils sont facultatifs. Et le règlement intérieur interdit aux élèves de le parler entre eux.
Source: ouest-france