Algérie(IQNA)- Patriote convaincu, homme de science et de religion, poète, Ahmed Aroua fait partie des brillantes personnalités nationales qui ont marqué l’histoire contemporaine de l’Algérie, telle est la conclusion à tirer de la conférence-débat que lui a consacré le Haut conseil islamique, hier après-midi, en présence de nombreuses figures nationales, historiques, culturelles et religieuses.
Animée par le Dr Saïd Rahmani, enseignant à l’université Emir Abdelkader de Constantine, en présence du Dr Cheikh Bouamrane, président du Haut conseil islamique, la rencontre a permis au conférencier d’évoquer la vie et l’œuvre du défunt savant, notamment ses intéressantes études sur l’islam ainsi que les idées principales qui ont marqué son parcours intellectuel. Dans ce contexte, il a cité le témoignage de nombre de sommités arabes, telles que le Pr Fouad Sislin et cheikh El Ghazali, reconnaissant un grand mérite aux travaux de réflexion et d’étude sur l’islam, menés par le défunt Pr Ahmed Aroua.
C’est le cas des rapports de notre religion avec la démocratie, avec la science, avec la vie quotidienne, la prévention des maladies et autres thèmes d’actualité. Le Dr Saïd Rahmani s’est fait un point d’honneur en soulignant aussi la grande qualité de la réflexion de Ahmed Aroua sur les divers aspects du “fiqh coranique”, qui a ouvert de ce fait de nouvelles pistes de recherche scientifique.
Un débat court mais instructif s’est instauré ensuite dans la salle, permettant aux participants d’évoquer la précieuse contribution du défunt aux nombreux colloques sur la pensée islamique, aux émissions radio et TV, notamment.
Né le 11 mai 1926 à Mdoukal (Batna), le docteur Ahmed Aroua est décédé le 27 février 1992 à Alger, en laissant l’image d’un patriote convaincu, d’un homme de bien, de science, de foi et de dialogue. Après des études primaires à Koléa, secondaires à Alger et Orléans (France), Ahmed Aroua décroche son doctorat en 1955 à la faculté de médecine de Montpellier et entame sa carrière à Belouizdad (ex-Belcourt).
Il publie un livre sur l’hygiène et la prévention intitulé "La prévention chez Ibn Sina". En 1989, il est nommé recteur de l’université islamique Emir Abdelkader de Constantine.
Plus qu’un militant nationaliste, plus qu’un médecin, Ahmed Aroua a été également un fin observateur de l’évolution de la société islamique à laquelle il consacra plusieurs essais notamment L’Islam et le socialisme, L’Islam et la démocratie et L’Islam et la contraception. Auteur d’un recueil de poèmes, le défunt s’est fait connaître en Algérie et à l’étranger en animant de nombreuses conférences sur l’islam vrai, l’islam tolérant et ouvert sur la modernité.
Source: elmoudjahid