L’ambassadeur d’Iran au Sénégal, qui présidait, hier, la cérémonie à l’Ucad 2, en présence d’une brochette d’intellectuels sénégalais, est convaincu que notre pays peut valablement tirer profit de l’expérience iranienne, surtout dans les domaines économique et religieux.
Son Excellence Jahan Bakhsh Hassanzadeh, ambassadeur d’Iran au Sénégal, est formel: le Sénégal a beaucoup à apprendre de la révolution iranienne d’autant plus que depuis l’appel de l’imam Khomeyni, l’Iran n’a cessé de connaître un essor économique, social et même politique. En fait, a-t-il poursuivi, I’Islam proposé par l’imam a permis à son pays de maîtriser les ficelles de la science à travers des vertus cardinales comme le sens de la responsabilité, l’éthique ou le respect de l’autre.
Des propos corroborés par ceux de Mohamed Ali Basiri, directeur du centre culturel iranien pour qui le choix de l’Université Cheikh Anta Diop pour abriter les festivités est symbolique, parce que l’imam Khomeyni, à l’instar du Prophète Mohammed(SAWA) qui l’a inspiré, accordait une place centrale à la quête du savoir.
Dans un de ses célèbres prêches, l’imam disait notamment: «Du berceau au tombeau, c’est une obligation pour tout musulman de chercher à savoir...». De même, c’était un homme multidimensionnel. Juriste, philosophe, écrivain, politologue, il incarnait aussi l’appel à l’unité des musulmans du monde entier.
Pour sa part, Ahmet Saloum Dieng, président fondateur de l’Union de la jeunesse musulmane du Sénégal(Ujms) et représentant le khalife général des mourides, il s’agit, à travers cette manifestation, de raffermir davantage les liens déjà solides entre l’Iran et le Sénégal et, plus particulièrement, entre l’Iran et la communauté mouride, aujourd’hui dirigée par Serigne Bara Mbacké Falilou.
Plusieurs sommités intellectuelles comme le député Aliou Dia ou le sociologue Malick Ndiaye étaient venus partager quelques éléments de la pensée de l’imam Khomeyni en matière de politique et de religion.
Source: lesoleil