Le Directeur général de l’ISESCO: le dialogue des civilisations suppose le respect de la diversité culturelle

12:58 - June 06, 2009
Code de l'info: 1787421
Kairouan(IQNA)- Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l'Organisation islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture -ISESCO- a déclaré que la Conférence internationale sur le dialogue des civilisations et la diversité culturelle souscrit à l’appel lancé par le Président américain Barack Obama pour de nouvelle relations entre les peuples du monde, basées sur le respect mutuel, et pour la promotion du dialogue des cultures.
Il s’est également félicité de la nouvelle position prise par le Président américain dans le discours qu’il a prononcé à l’attention du Monde islamique à partir de l’Université du Caire.
Dans l’allocution qu’il a prononcée jeudi matin à Kairouan, en Tunisie, à la séance de clôture de la Conférence internationale sur le dialogue des civilisations et la diversité culturelle, le Directeur général de l'ISESCO a par ailleurs estimé que l'appel lancé par le Président de la République Tunisienne à la communauté internationale pour la création d'un "partenariat international pour le dialogue, la coopération, la paix et le développement" résume tout l'intérêt que revêtent le dialogue des civilisations et la diversité culturelle.
En effet, le monde d'aujourd'hui, qui est à la croisée des chemins, n'a d'autre choix pour sortir de l'impasse dans laquelle l'ont engagé les chantres de la théorie du choc des civilisations et les ennemis de la paix et de la coexistence des peuples, que d'emprunter la voie du dialogue, de l'entente, de la coopération, de la paix et du respect mutuel dans le cadre de ce que l'on pourrait appeler l'interdépendance des civilisations.
Le Directeur général de l'ISESCO a affirmé que « notre responsabilité aujourd'hui et dans les temps à venir consiste à jeter les bases d'un nouveau système de vie où cohabitent les peuples dans le cadre du respect de la diversité culturelle et dans lequel peuvent dialoguer les cultures et s'allier les civilisations, dans un esprit de coopération et d'entente qui aura pour ultime fin le progrès humain ».
Il a affirmé que c’est bien en faveur de cette voie que le Président Zine El Abidine Ben Ali s'est clairement exprimé dans l'allocution qu'il a prononcée à la séance d'ouverture de la Conférence, lorsqu'il a souligné la nécessité de "s'engager dans une nouvelle phase de coopération, qui admet l'universalité des problèmes qui se posent à l'humanité, sans privilégier les uns par rapport aux autres, ni accorder de l'intérêt à certains problèmes aux dépens d’autres".
Et d’ajouter : « le dialogue que nous appelons de nos vœux et que nous voulons imprimer aux relations internationales, ne peut réussir que dans la mesure où chacun de nous, à l'Est comme à l'Ouest, s'attache à initier, en premier lieu, son propre pays, à la culture du dialogue, de la tolérance et des droits de l'homme, à travers les programmes d'éducation et d'enseignement, l'activité associative et les programmes audiovisuels, surtout ceux destinés aux jeunes et aux femmes.
Le but est d'ancrer cette culture dans les relations humaines et en faire une conviction inaltérable qui développe la réflexion et le comportement des sociétés humaines. Or ceci implique que le dialogue des civilisations doit sortir des cercles intellectuels pour gagner des milieux plus populaires et devenir, de ce fait, une culture de tous les jours aussi bien pour les groupes que pour les individus. »
Pour le Directeur général de l’ISESCO, le dialogue des civilisations suppose le respect de la diversité culturelle et du droit international, fondement de la paix et de la coexistence de par le monde. C’est même une condition nécessaire pour la réussite de tout dialogue sérieux entre les civilisations et les cultures. De même, la protection du système juridique international contre les abus et les violations dont il pâtit, et l’interaction avec ce système dans le cadre de la sincérité et de l'intégrité, sont de nature à éviter toute duplicité quant à son interprétation et à son application et, partant, à atténuer les sentiments de frustration et d'injustice, à conforter la confiance en la légalité internationale et à renforcer la sécurité et la stabilité dans le monde.
Dr Abdulaziz Othman Altwaijri a, par ailleurs affirmé que la Déclaration de Kairouan, adoptée par la Conférence, vient renforcer les déclarations, les communiqués et les engagements conjointement formulés avec d'autres organisations internationales dans un certain nombre de capitales arabes, islamiques et occidentales, dont Tunis. « Intervenant dans un contexte historique particulier, cette déclaration revêt une importance telle que nous la considérons comme un engagement que nous oeuvrerons à honorer avec nos partenaires, notamment l'Organisation internationale de la Francophonie. Nous allons ainsi nous employer à l'activer et en appliquer les dispositions. Il s'agira, en outre, d'en diffuser le contenu et d'en appliquer les principes dans le cadre d'initiatives durables, concrètes et constructives », a-t-il indiqué à ce sujet.
A signaler que la séance de clôture s’est déroulée en présence du Dr Abderraouf El Basti, ministre tunisien de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, du Directeur général de l'Organisation internationale de la Francophonie, des représentants des organisations régionales et internationales et des personnalités académiques et culturelles participant à la Conférence.
Source: ISESCO
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