Elle se voit de loin compte tenu de ses dimensions assez importantes et surtout de son minaret très haut. Cette œuvre architecturale, en construction depuis bientôt une dizaine d'années est l'œuvre des habitants de Séguelon et surtout des cadres qui n'hésitent pas à mettre la main à la poche pour l'achèvement des travaux.
C'est dans cette optique que le maire de la ville, monsieur KONE Mamadou a équipé ce lieu de culte, avec de nouvelles nattes. « La mosquée étant pratiquement achevée, il faut que les prières puissent s'y effectuer et c'est dans ce sens, qu'en tant que musulman d'abord avant d'être maire, j`ai tenu à équiper ce lieu de culte du minimum de commodité. Il faut que cela soit clair». Cette action s'est déroulée en présence des autorités religieuses coutumières et administratives de même que des habitants de la ville de Séguelon et des villages voisins venus en grand nombre. Comme lui, de nombreux cadres se sont investis dans la construction et la finition de ce lieu de culte, notamment un des fils du village qui a voulu garder l'anonymat et qui à lui seul, a achevé les travaux du minaret et a pris en compte la confection de toutes les portes en fer de la mosquée.
De même, ce qui est original, c’est que la construction de cette mosquée, fait l'objet de concurrence des différentes classes d'âges qui rivalisent d'ardeur pour son achèvement. Dans cette dynamique, les actions des membres d'une classe d'âge ont permis de recueillir des tonnes de ciment et une somme d'argent auprès de l'ambassade d'Iran qui, ont permis d’accelerer les travaux d'achèvement de la mosquée.
Il faut signaler que c'est surtout lors des fêtes de Maoulid que les travaux prennent une allure plus rapide puisque en cette occasion, tous les membres de la ville se retrouvent et posent des actes de développement et de foi.
Pour le maire KONE Mamadou, il reste maintenant à achever les travaux, en faisant la peinture de la mosquée:«c'est une action qui nous tient à cœur et nous espérons que dans peu de temps Dieu pourvoira les enfants de cette ville en moyens financiers et matériels afin que la peinture soit faite et que nous puissions regarder avec fierté notre mosquée.» Dans cette optique, vu les dimensions de ce lieu de culte, il faudra quelques millions pour y passer les différentes couches de peintures nécessaires à la finition définitive des travaux. L'imam central de la ville y croit fermement : «j'ai foi en Allah ! Lorsque nos enfants commençaient les travaux, je n`aurais pas pu imaginer que nous aurions atteint de tels résultats. Ce même Dieu qui a permis cela se chargera du reste inch-Allah!». L'espoir est donc permis et dans les coulisses les classes d'âge se lancent des défis pour qu'au Mahoulid prochain, tous les travaux soient achevés.
Source: Abidjan