Selon les opposants au texte, interdire la construction de minarets “nuirait à la bonne entente entre les communautés religieuses et ternirait l’image de la Suisse sur la scène internationale”.
Pourtant, les partisans affichent la satisfaction d’avoir évité l’invalidation de l’initiative, ce qui fut suggéré par une coalition pour le moins hétéroclite allant du vert Luc Recordon(extrême-gauche), au démocrate-chrétien Theo Maissen. Pour eux, certains droits “n’étaient pas négociables”. Après avoir passé de justesse la rampe du gouvernement et du parlement, le texte sera soumis au peuple en votation. Mais son application, en cas d’acceptation, pourrait être remis en cause par la Convention Européenne des Droits de l’Homme. Pour elle, le texte entraverait la liberté religieuse même si le minaret est un édifice facultatif à la pratique du culte musulman.
La votation, qui aura normalement lieu en novembre, risque d’être pour le moins tendue et le résultat final se jouera à couteaux tirés. L’interdiction des minarets ne remet nullement en cause l’augmentation du nombre, par les naissances ou l’immigration, de musulmans en terre helvétique, et donc l’islamisation de celle-ci.
Source: NOVOpress