Parlant de la création de la Ligue Islamique des Prédicateurs en Côte d'Ivoire(LIPCI), chacun depuis le lieu où il a étudié (Arabie saoudite, Egypte etc…) nourrissait l'intention de unir pour apporter quelque chose à l'islam. Surtout que ce sont les étudiants des pays arabes qui ont incité les étudiants en Côte d'Ivoire à se rassembler au sein de l'AEEMCI, à organiser les séminaires islamiques pendant les vacances.
Mais, quand la première génération de ces diplômés arabophones est rentrée au pays, ils assistaient, encadraient les jeunes membres de l'AEEMCI à l'époque. C'est ainsi qu'au cours d'un des séminaires à savoir celui de Daloa en 1988 que c'est posé la question, pourquoi ne pas se retrouver autour des activités destinées à une tranche de la communauté. Parce que, tant qu'il n'y a pas de plate forme d'échanges, de stratégies de la Dâwat et d'unité, on ne pourra pas faire véritablement un bon travail.
De retour à Abidjan, les frères prédicateurs qui étaient disponibles ont été appelés pour réfléchire sur la création d'une structure qui va réunir tous ceux qui ont appris l'islam et qui se sont engagés pour transmettre ce message islamique.
Une comité de cinq a été chargé d'élaborer le premier document qui est en fait la charte fondatrice de la LIPCI. C'est à ce moment que nous avons étudié les objectifs de la structure. C’est ce document de base qui a défini le mode d’élections des futures responsables de la LIPCI.
Après des débats, le consensus s'est dégagé sur la dénomination « Ligue Islamique des Prédicateurs en Côte d'Ivoire » (LIPCI). Parce que ce nom était globalisant en tenant compte des objectifs sans exclure quelqu'un. Cette appellation prenait en compte tous le monde, même ceux qui n'ont pas eu le privilège d'étudier dans les pays arabes. Donc, au cours de cette réunion, on a décidé de choisir le président.
La première satisfaction, c'est que nous avons réussi l'exploit de l'alternance. Cela donne l'espoir à tous ceux qui sont dynamiques.
Aujourd'hui, un président de la LIPCI ne peut pas dépasser deux mandats. C'est vraiment un acquit qui fait de nous, en tant que prédicateurs, des modèles en la matière. Ma deuxième satisfaction, c'est la survie de la LIPCI. Parce qu’il y a beaucoup de structures qui ont assez de problèmes, mais nous existons encore.
Une autre satisfaction est la fierté de savoir qu'il y a un potentiel humain intellectuel qui peut prendre la relève. Parce que nous avons parmi nous des jeunes frères, diplômés des pays arabes, qui n'ont aucun complexe.
Les activités au niveau de la LIPCI sont à faire de la Côte d'Ivoire un pôle d’excellence, à travers la mémorisation du coran. Le président actuel a reussi cet exploit d'organiser des concours sous-régionaux de psalmodie du Coran. Ce sont des acquis à saluer, c'est aussi la constance.
C'est ce qui a motivé la création d'une structure, qui est constituée de sages, chargée de garder la maison et de donner des conseils aux membres qui constituent des ressources humaines.
Source: abidjan