"Les pèlerins viennent vers nous et ont jugé de la compétence des privés à telle enseigne que le quota alloué à la Commission nationale d’encadrement est en baisse constante’", déclare M. Sall.
"Si cela continue, la privatisation du secteur sera incontournable", ajoute-t-il dans un entretien avec l’APS, en compagnie de quelque membres de la structure.
Le président de l’UNOPHOM souligne que le secteur privé s’approprie déjà l’organisation du pèlerinage à la Mecque parce que, a-t-il dit, ‘’malgré notre jeune âge, les pèlerins ont jugé de notre maturité à organiser les pèlerinages’’.
"Dans tous les pays, sauf le Sénégal, ce sont des privés qui organisent les pèlerinages à La Mecque, c’est pourquoi, il faut avoir une analyse situationnelle pour toute chose pour en donner une orientation", a notamment expliqué Serigne Moustapha Sall.
"Souvent, poursuit-il, les pèlerins ont des difficultés et ne trouvent pas d’oreilles attentives pour les écouter, donc, ils vont vers les privés".
L’UNOPHOM qui regroupe quelque 74 organisations, compte pour l’édition 2009 du pèlerinage mettre en place une structure d’écoute pour les pèlerins sénégalais.
L’organisation s’appuie en cela sur "un plan de qualité globale pour le transport aérien". Mais aussi, se promet-elle de servir "d’interface avec les autorités saoudiennes au grand bonheur des fidèles musulmans".
Selon son président, le Sénégal attend toujours le dernier moment pour préparer l’organisation du pèlerinage et aller chercher des avions. C’est pourquoi, dit-il, l’UNOPHOM a identifié les difficultés structurelles, qui sont réelles, assez tôt et s’atèle ainsi à les résoudre.
Prônant une meilleure gestion du pèlerinage aux Lieus saints de l’Islam, Dalla Diawara, secrétaire général de cette union, souligne que les Sénégalais ont constaté qu’il y a trop de disfonctionnements dans l’organisation du pèlerinage.
Source: APS