Dans un rapport de 117 pages consacré aux 22 jours d'agression, Amnesty affirme n'avoir trouvé aucune preuve que des civils ont été volontairement utilisés par les combattants du mouvement islamique de la résistance palestinienne, Hamas, comme des boucliers humains, comme l'affirmait l'armée de l'occupation israélienne.
Au total, ce conflit a entraîné la mort de 1.400 Palestiniens, dont au moins 300 enfants et des centaines de civils, et près de 5.600 blessés, des chiffres en accord avec ceux avancés par le ministère de la Santé à Gaza et le Centre palestinien des droits de l'homme. L'armée de l'occupation israélienne avait évalué à 1.196 les pertes palestiniennes dont 295 civils. Au cours de cette lache agression barbare, 13 Israéliens ont été tués dont trois civils. "La plupart des destructions étaient gratuites et délibérées", estime Amnesty dans son rapport. "Elles ont été conduites dans des circonstances qui confirment qu'elles n'étaient pas justifiées par des impératifs militaires."
L'état-major israélien a réagi en prétendant que l'armée avait agi conformément aux règlements internationaux. Il a allégué accuser les auteurs du rapport d'ignorer "les efforts fournis par les forces israéliennes pour limiter autant que possible les dommages aux non-combattants".
"Dans de nombreux cas, les forces israéliennes ont fait preuve de prudence, notamment en avertissant la population civile avant une attaque", ajoute l'armée de l'occupation. "Les forces israéliennes ont dirigé leurs attaques uniquement contre des cibles militaires", selon les prétentions de l'état-major.
Une enquête ouverte par l'état-major israélien avait conclu à l'absence de crimes tandis que Tel Aviv a refusé de coopérer avec une enquête diligentée par les Nations unies. Amnesty précise que les roquettes tirées par les combattants résistants du Hamas ont rarement fait des victimes et ont surtout provoqué des mouvements de panique parmi les populations.
L'organisation humanitaire affirme n'avoir recueilli aucune preuve montrant que "le Hamas et les autres groupes armés obligeaient des civils à demeurer à l'intérieur ou à proximité de bâtiments utilisés par leurs combattants."
Aucune preuve n'a été trouvée que ces civils étaient retenus contre leur gré dans des immeubles ou dans des quartiers sous le contrôle des résistants palestiniens. Le rapport affirme en revanche qu'en plusieurs occasions des soldats de l'occupation israéliens se sont servis de civils palestiniens, y compris d'enfants comme de "boucliers humains" en les contraignant à rester à proximité de "maisons qu'ils utilisaient comme positions militaires".
Source: Reuters