La délégation s'est entretenue avec A.A. Sambi de « la possibilité d'assurer cette année le transport des pèlerins comoriens sur les lieux saints de l'Islam » à des conditions économiques intéressantes.
Selon M. No'man, leur souci majeur est de permettre au plus grand nombre de comoriens d'accomplir le cinquième pilier de l'Islam dans les meilleures conditions financières possibles.
Pour sa part, A.A. Sambi a accueilli avec satisfaction ces propositions et a demandé à la délégation de présenter dans les meilleurs délais, un dossier qui sera discuté en Conseil des Ministres avant d'être avalisé.
Ce sont les Ministre de l'intérieur et de la Justice qui sont chargés du suivi de ce dossier et pas le ministre des transports qui a été vivement critiqué pour sa réaction après le crash de la Yemenia. De nombreuses voix s'étaient élevées pour demander sa démission.
Il est probable qu'après la tragédie du 30 juin, le volet sécurité sera l'objet de la plus grande attention de la part des autorités comoriennes qui n'ont pas droit à l'erreur.
A Mayotte, les derniers pèlerinages ont été émaillés de problèmes de transport, liés à des demandes d'autorisations d'atterrissage sur l'aéroport de Dzaoudzi qui n'avaient pas été effectuées dans les règles.
S'il peut s'effectuer à tout moment, le pèlerinage à La Mecque a lieu traditionnellement deux mois après le Ramadan qui, cette année, s'étalera entre le 22 août et le 19 septembre. Ces dates sont approximatives puisque ce sont les autorités religieuses locales qui en décident en fonction de leurs observations de la lune. Dans l'archipel des Comores, il est fréquent qu'il y ait un décalage d'une journée.
Source: malango-actualite