Présence de la Grippe A (H1N1) à la Mecque: Le Sénégal envisage des restrictions

11:07 - August 14, 2009
Code de l'info: 1812061
Sénégal(IQNA)- Face au souhait de l’islamologue Khadim Mbacké visant à surseoir au pèlerinage de cette année, le ministère de la Santé pourrait contraindre les diabétiques, asthmatiques et autres personnes âgées à rester au pays.
La Grippe A(h1n1), initialement appelée grippe porcine continue de faire des ravages. Et à l’approche du prochain pèlerinage à la Mecque, l’Arabie Saoudite connaît déjà ses premières victimes. Selon le Dr Khadim Mbacké, chercheur à l’Ifan, le pèlerinage à la Mecque de cette année pourrait être perturbé à cause de cette grippe. En effet, dans un document versé sur l’internet, le Professeur est revenu sur les conditions qui permettent à un musulman d’accomplir ce pilier de l’Islam.
S’appuyant sur les textes islamiques, Khadim Mbacké rappelle que tout candidat qui aspire à aller aux Lieux Saints de l’Islam doit être en bonne santé et avoir un moyen de locomotion sûr, pouvant assurer le transport dans un environnement parfaitement sécurisé. Mais à son avis, cette année-ci, ces conditions risquent de ne pas être remplies.
Pour cause, la grippe est déjà présente sur le territoire du pèlerinage, avec ses effets. Des centaines de cas sont en effet confirmés en Arabie Saoudite, et selon les informations qu’il a reçues, il y aurait déjà eu plusieurs décès.
En outre, poursuit l’islamologue, des pays musulmans comme la Tunisie et l’Iran ont déjà décidé de ne pas envoyer de pèlerins à la Mecque cette année, parce que cette ville «a maintes fois dans le passé, été le point de départ de pandémies ravageuses» véhiculées par les pèlerins aux quatre coins du globe. C’est pourquoi, il conseille à tous les musulmans désireux de se rendre à la Mecque, «d’attendre l’année prochaine, afin d’épargner à notre Nation une situation périlleuse dont elle aurait du mal à s’extirper».
M. Mbacké avance que les médias saoudiens sont en train «d’avertir tout le monde». Ce qui semble étonnant à ses yeux, c’est que lorsque le virus a commencé à se répandre, lui se trouvait au Brésil, non loin du foyer initial qu’est le Mexique. Mais quand il est rentré au Sénégal, il n’a pas entendu les gens en parler, comme si le Sénégal «était épargné». Pour lui, le pèlerinage qui regroupe des millions d’individus risque d’être «un facteur aggravant pour la propagation de la maladie».
Du côté du ministère de la Santé, le Dr. Mady Ba, qui s’occupe de ces questions, confirme qu’ «ils sont bien au courant de la situation», car ils sont en contact permanent avec les autorités saoudiennes. C’est pourquoi, et en fonction des informations qui parviennent au département, les responsables indiqués comptent prendre toutes les dispositions nécessaires, pour «parer à certaines éventualités». Ces précautions concernent surtout la visite médicale, qui «a toujours été obligatoire». Mais d’après le médecin, si d’ici le pèlerinage, un vaccin est recommandé, tous les pèlerins devront s’y soumettre «obligatoirement». Pour l’instant, le Dr. Mady Ba révèle que la nouvelle donne devant être mise en exécution est que les personnes âgées de plus de 60 ans, les diabétiques et celles souffrant d’asthme, pourraient être amenées à renoncer au Hadj.
Source: lequotidien
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