Le vice-ministre au Développement économique, Adolfo Urso, a proposé d'introduire dans les écoles une heure de religion musulmane, facultative et alternative à l'heure de religion catholique.
En vertu d'accords (concordat) passés avec le Vatican en 1929, l'État italien est obligé de proposer un enseignement de la religion catholique dans les écoles, alors qu'aucune contrainte n'existe pour les autres confessions. Plus de 90 % des élèves du public suivaient en 2006/2007 l'heure de catéchèse, selon des statistiques officielles. Mais cette assiduité record s'explique notamment, selon les détracteurs de cet enseignement, par l'absence d'alternatives.
Théoriquement, il est possible de remplacer la catéchèse par de l'éducation civique notamment, mais cette option n'est jamais mise en œuvre, faute de budgets, alors que les enseignants catholiques sont rétribués par l'Église. Les catholiques restent majoritaires en Italie (90 % selon un sondage de l'institut Eurispes en 2006), mais les autres religions gagnent du terrain, surtout l'islam, très pratiqué par les immigrants.
L'idée de M. Urso a été accueillie favorablement à gauche, notamment par l'ancien chef de gouvernement Massimo d'Alema qui a évoqué « une proposition difficile à mettre en œuvre, mais tout à fait raisonnable ». Mais à droite, les opinions sont très partagées.
Source: lorientlejour